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L’été de Sylvain Guintoli est particulièrement actif, avec les 8 Heures de Suzuka, le GP tchèque, les essais IRTA à Brno, les tests Suzuki à Brno, les essais du KymiRing lundi et mardi derniers, et ce weekend à Silverstone le remplacement de Joan Mir.

Sylvain, comment s’est passée ta découverte du KymiRing ?

« Découvrir un nouveau circuit est toujours intéressant parce qu’en fait, d’habitude, on revient toujours sur les mêmes pistes. J’ai apprécié de découvrir aussi un nouveau pays parce que je ne connaissais pas la Finlande. J’étais souvent passé par Helsinki, mais en transit, dont je ne m’étais jamais baladé en Finlande ».

« Ça a été sympa d’y passer quelques jours, de voir ce pays où il y a beaucoup de forêts et de lacs. C’est beau et ça me plait. J’aime bien le grand air, ce qui a rendu cette expérience agréable ».

« Le circuit est à l’image du pays : il y a beaucoup d’espace, il est au milieu de la forêt à une heure et demie environ d’Helsinki. Il n’est pas encore complètement fini, il reste des travaux, mais globalement ça a été une belle expérience ».

« On a eu deux jours dont un sous la pluie et un sur le sec. La découverte de ce circuit a été intéressante car il a peu de points communs avec les autres pistes, il a vraiment son propre caractère ».

Aimes-tu le tracé du circuit finlandais ?

« C’est un circuit à deux faces : il y a la première partie qui est très rapide. Le premier virage est rapide, suivi d’un enchaînement qui se termine par un virage serré précédant la très longue ligne droite de 1200 mètres. C’est ensuite très sinueux et vallonné ».

« La manière dont il est vallonné est intéressante. Ce circuit est bien fait. Par contre il est vrai qu’il est très sinueux, donc très technique. Avec les enchaînements, on n’a pas le temps de se reposer, donc ça va être en fait un circuit très physique ».

Que penses-tu du revêtement sur le sec et sur le mouillé ?

« Ce n’est pas une question facile parce que – et c’est vrai pour tout nouveau circuit – quand il y a un revêtement neuf, celui-ci a besoin de temps pour se mettre en condition. Il faut que ça roule, il faut qu’il y ait de la gomme, il faut aussi qu’il se nettoie parce qu’avec tous les travaux autour de la piste ça crée d’autres problèmes ».

« Mais globalement ça allait. En fin de journée, la piste était propre. Le revêtement va forcément évoluer de manière positive lors de la première année d’exploitation. Il faut qu’il se rode, tout simplement ».

Après cette période d’activité intense, est-ce que tu vas enfin pouvoir prendre des vacances ?

« Justement, quand tu as appelé j’en parlais avec ma femme (rire). Elle est super contente. Je l’ai laissé tout l’été avec nos cinq enfants qui sont en vacances (rire). Mais bon c’est vrai que dans notre métier parfois ça devient très chargé à un certain moment de l’année, alors qu’à d’autres moments c’est plus relax ».

« Il est certain que cet été j’ai beaucoup roulé, et ce n’est pas fini. Il y a eu plein de roulage et de bons moments. On verra après Silverstone, mais l‘année n’est pas encore finie. J’ai encore des tests à Motegi, la wildcard au Grand Prix du Japon, puis il y aura les tests à Jerez, donc ça reste chargé ».

« Je crois qu’à la fin de l’année je vais demander à Tom* combien j’ai fait de kilomètres cette année. Je pense que ça doit être beaucoup ».

*Tom O’Kane, crew chief.

Surtout si tu ajoutes les 8H de Suzuka et ses essais.

« J’ai fait trois allers et retours au Japon pour les essais en juillet, et des kilomètres lors des 8H elles-mêmes. Lors des journées test, on fait parfois vraiment de très longues distances ».

« Par exemple la seule fois où j’ai regardé la distance parcourue cette année, c’était lors de deux jours de test à Brno. On a fait environ 900 km en deux jours. J’ai fait presque 100 tours par jour. Ça me tient en forme. Je suis en pleine forme en ce moment ! ».

 

Photos © motogp.com

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