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Honda

Les murs de Honda et les fondations du HRC ont tremblé dans ce Grand Prix d’Italie qui annonce par le fait un mois de juin pour le moins agité dans les stands Repsol comme LCR. Car au Mugello va succéder dès ce week-end le Sachsenring, puis viendra Assen avant de basculer dans la trêve estivale dont la trop grande longueur ne manquera pas d’alimenter les doutes et autres tergiversations si la situation ne s’arrange pas. Et en quelques semaines, elle ne s’arrangera certainement pas. Dans l’auberge espagnole qu’est maintenant Honda, Alex Rins a une jambe fracturée et réclame le châssis Kalex, Joan Mir ne tient plus à remonter sur la RC213V qui le désarçonne plus souvent qu’à son tour et, last but not least, son champion Marc Marquez a rangé le modèle parmi les motos dangereuses. Pendant ce temps, Takaaki Nakagami joue les bons soldats.

On ne l’écoute jamais, mais il est vrai qu’il ne fait pas de bruit, et lorsqu’il a le malheur de se faire remarquer, on lui tombe dessus comme la misère sur le monde. Le grand seigneur Marc Marquez, dont la patience a visiblement atteint sa limite au Mugello, dit qu’il n’est pas de ceux qui joue les épiciers en ramenant des points. Il veut la splendeur, mais avec le matériel qu’il a, l’issue ne peut être que la chute sur la longueur d’un Grand Prix.

Takaaki Nakagami, LCR Honda Idemitsu, Gran Premio d'Italia Oakley

Takaaki Nakagami : « c’est important de voir le côté positif, on ne lâche pas ! »

Le rôle du soutier est donc laissé à Nakagami qui grapille ça et là ces points dont on oublie qu’ils comptent à la fin. Surtout pour le constructeur et l’écurie qui sont aussi des employeurs. Pendant que la maison du blason ailé craquait de tous les côtés en Toscane, le coin du Japonais pliait, mais ne cassait pas. Et au vu du marasme général, c’est une résilience qui mérite plus une distinction que le mépris.

Treizième, et donc avec deux points dans sa besace, le pilote Honda LCR Takaaki Nakagami a ainsi commenté sa prestation au Mugello : « globalement, ce fut un week-end difficile. Pendant la course du dimanche, j’avais du mal avec l’avant de la moto, je n’avais pas les bonnes sensations. Cependant, je me sentais bien dans les zones de freinage, et à la fin on a pu marquer des points. C’est important de voir le côté positif, on ne lâche pas ! ». Un message qui a son importance en ce moment chez Honda.

Takaaki Nakagami, LCR Honda Idemitsu, SHARK Grand Prix de France

MotoGP Italie Course : classement

Italie

Crédit classement motogp.com

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