Johann Zarco peut être satisfait de son Grand Prix d’Italie. Il ramène d’un tracé du Mugello qui ne lui a pas souvent réussi en MotoGP un solide résultat synonyme de gros points à ajouter à son capital au championnat. Une course au titre où il apparait second de son compatriote Quartararo qui compte 24 points de plus. Le double Champion du Monde de Moto2 s’affirme aussi ce soir comme le meilleur pilote Ducati au classement général. Et à l‘écouter, le meilleur est à venir…

Johann Zarco a sauvé la maison Ducati dans ce Grand Prix d’Italie qu’on lui disait être son jardin pour une promenade à domicile. Au lieu de ça, Bagnaia a chuté et Miller n’a pu accéder au top 5. Heureusement, il y avait un Français placé dans le team Pramac qui a fait le job.

Il a fallu à Johann Zarco de l’abnégation et de la réussite, car tout aurait pu s’arrêter avant même le départ, lorsqu’un Bastianini étourdi l’a percuté lors de la mise en grille, endommageant sa GP21. Mais plus de peur que de mal… La suite, c’est le pilote qui la raconte :

« Il s’est passé beaucoup de choses dans cette course. Avant même le départ Bastianini m’a percuté. On est tous à ce moment-là en train d’accélérer et de freiner pour garder les pneus et les freins à température pour le départ. L’important est qu’il ne soit pas fait mal. J’ai eu peur que ma moto ait subi des dégâts. J’ai regardé ma selle et je suis parti comme ça.

Mon départ n’a pas été terrible, mais j’ai pu tenir ma position. Pecco Bagnaia est tombé dès le second tour, et l’objectif était de ne pas laisser partir Fabio. J’étais plutôt à l’aise avec les pneus neufs, et la stratégie de passer Fabio en ligne droite et de le tenir derrière a marché au début. Mais il s’est bien battu et s’est mis aussi à me passer de plus en plus tôt pour réussir à avoir assez d’écart pour que je ne reprenne plus en ligne droite.

Il l’a très bien fait, un peu comme au Qatar où c’était la même stratégie. J’étais bien mais il me manquait quelque chose car la moto bougeait beaucoup. Cela m’a coûté beaucoup d’énergie. J’aurais peut-être pu tenir Fabio en prenant plus de risques sur l’avant, mais aussi avec le risque de tomber. C’est un feeling que je n’ai pas encore et je ne voulais pas tomber. Je n’étais pas dans la position parfaite à la sortie de chaque virage.

Mais j’ai résisté. Quand on a commencé à se doubler avec Oliveira, c’était plutôt pas mal mais quand ça a été avec Mir, il me manquait beaucoup d’énergie. J’ai pu faire un effort à trois tours de la fin, avec de bons chronos, mais quand j’ai voulu reprendre un peu mon souffle, ils sont repartis. J’aurais aimé jouer le podium mais j’étais un peu court au niveau énergie.

Zarco : “il y a vraiment moyen de devenir plus fort”

Il analyse : « deuxième au championnat c’est très bien, 13 points c’est très bien aussi. Sur les podiums on engrange beaucoup de points comme Fabio qui en prend 25, ce qui est important pour son championnat. Mais moi, dans les difficultés, 13 points je suis plutôt heureux. Le Mugello est un circuit où j’ai eu souvent des difficultés en MotoGP, c’est pour ça qu’être proche du podium et terminer quatrième c’est une belle satisfaction.    

Il faut continuer à bosser car la moto a un potentiel exceptionnel. J’ai pu le voir derrière Fabio. On a des motos différentes mais il y a certaines choses que si je les comprends bien et les prends en automatisme dans mon pilotage il y a vraiment moyen de devenir plus fort ». Prochaine étape, Barcelone, dès le week-end prochain.

MotoGP Italie J3 : classement

Crédit classement motogp.com



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