Après une saison d’apprentissage de la Desmosedici en 2018, Jack a passé la vitesse supérieure l’an dernier, toujours chez Pramac, avec un podium en début de saison au Texas, un en milieu d’année à Brno, et trois à la fin en Aragón, à Phillip Island, puis enfin à Valence. Il terminait ainsi huitième du classement général final, à 9 points de Valentino Rossi, et à 11 de Danilo Petrucci… qu’il remplacera l’an prochain au sein de la squadra officielle.

« Les bons résultats obtenus vers la fin de 2019 ont dû aider à obtenir le contrat d’usine. Je suis devenu de plus en plus fort au cours de l’année, et je pense que ça a été l’élément clé. Mon objectif a toujours été l’équipe d’usine Ducati. Bien sûr, j’ai regardé d’autres offres, mais aucune aussi sérieuse que la leur » a expliqué l’Australien à Simon Patterson de The-race.com. « Mon but ultime depuis que j’ai rejoint Pramac a été d’y arriver, et j’ai pris pas mal de risques pour y arriver. »

Le premier risque est un contrat de seulement un an, et un salaire inférieur à celui de Petrux pour être sûr de décrocher le fruit mûr. « Un contrat d’un an, un salaire très bas, simplement parce que je suis jeune et capable de le faire pour entrer dans une équipe d’usine. C’était le chemin le plus clair pour moi. J’ai toujours pensé que le bond en avant valait la peine de prendre le risque. »

« Je n’ai jamais remis cela en question. Mais je pense que le fait de signer un contrat d’usine l’a prouvé à quelques personnes qui auraient pu douter que ce soit la bonne décision. »

« Je suis un pilote d’usine Ducati avec six podiums et une victoire à mon actif. Ce seul record devrait parler de lui-même, mais le contrat d’usine le souligne. »

Miller avait déjà été propulsé en avant par Honda qui le faisait passer directement de la Moto3 à la MotoGP fin 2014, en le confiant au team LCR de Lucio Cecchinello pour un an, puis à Marc VDS pour deux saisons (2016 et 2017).

« La première année en MotoGP a été au-delà de la plaisanterie. Je suis arrivé en tant que rookie sans aucune expérience sur autre chose qu’une 125 cm3 et une Moto3, et j’ai quand même battu Nicky Hayden, Eugene Laverty et Karol Abraham sur la même moto. Un Champion du Monde, un vainqueur de courses mondiales en Superbike et un type qui a des années d’expérience. »

« J’ai l’impression que je n’ai pas eu beaucoup de mérite cette année-là, mais même là, je l’ai justifié : j’ai été le premier à franchir la ligne. Sur cette moto et pendant deux années, je n’ai jamais eu l’impression de recevoir un ensemble décent », a-t-il déclaré à propos de son passage chez Honda.

« Ça a toujours été plutôt tiède. Et puis dès que j’ai mis les fesses sur une Ducati, même si j’étais sur une moto vieille d’un an, j’ai eu l’impression qu’au moins on ne me menait pas sur un chemin sombre. J’ai reçu des conseils et de l’aide sur ce que je devais travailler. L’équipe Ducati compte beaucoup d’anciens pilotes, et c’est en grande partie pour cela. »

« Mais la façon dont ils gèrent leurs équipes satellites joue aussi un rôle. C’est une grosse entreprise, mais ils ne pensent pas qu’ils sont quelque chose qu’ils ne sont pas. »

« Ils sont toujours là pour gagner, ne vous méprenez pas, mais ils ne veulent pas seulement une seule moto au sommet, ils veulent autant de motos que possible là-haut. »

L’heure est maintenant presque arrivée de retourner sur les circuits, même si la situation actuelle est assez spéciale.

« Si tout se passe comme prévu, j’espère que je retournerai bientôt en Europe. Je me sentais vraiment prêt à aller au Qatar, et ça a réellement été déprimant quand il a été annulé pour nous, les équipes de MotoGP. »

« On se démène le c… en faisant des tests pendant l’hiver et en s’entraînant avant la saison, en s’organisant et en faisant tout correctement. C’était un peu bizarre ensuite de ne pouvoir faire aucune course. »

« Mais j’ai hâte d’y revenir. Dès que le Qatar a été annulé, j’ai pu prendre l’avion pour rentrer chez moi, et avant que le confinement ne commence, j’ai pu faire une petite course de motocross à domicile, donc j’ai au moins pu participer à une épreuve. »

« Mais j’ai hâte de reprendre les courses normalement. La compétition me manque ! »



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