Avec la sortie du calendrier MotoGP promettant une saison 2020 intense et concentrée, les protagonistes ont retrouvé leur sémantique de compétiteur. Les constructeurs n’échappent pas à cette communication qui fait passer l’autre comme l’avantagé. Volontairement ou non, Lin Jarvis, au nom de Yamaha, a signalé que ses ingénieurs japonais ne pourront pas tous venir en Europe, si bien que les constructeurs implantés sur le Vieux continent seront mieux armés. La compétition est-elle d’ores et déjà déloyale ? Voilà la réponse de Ducati, qui aborde le sujet sous un autre angle…

Yamaha, et le reste des constructeurs japonais devront-ils participer à une compétition déloyale en MotoGP cette année ? Lin Jarvis le croit, arguant du fait que la matière grise utile au bon fonctionnement de la M1 sur une piste ne pourra se transporter du Japon vers l’Europe. Le team manager occulte cependant la procédure du « Mission control » dans sa théorie, mais il a jeté comme un doute qui a réveillé lesdites marques européennes engagées dans la compétition.

Parmi celles-ci, Ducati, qui reprend l’argument du désavantage subi de Lin Jarvis à son compte. Mais en prenant le problème sous l’angle du gel technique qui a été imposé jusqu’en 2022. Les moteurs et l’aérodynamique des motos ne peuvent plus être travaillés, ce qui permettra de maîtriser les coûts et faire ainsi face à la crise économique qui suivra la pandémie.

Ducati prêt à réinventer la roue ?

Une démarche rationnelle mais qui pénalise les plus inventifs. C’est du moins ce que Ducati avance : « sommes-nous les plus impactés ? Oui nous le sommes. C’est plus difficile pour nous. Ducati s’est révélé être le constructeur le plus innovant », a déclaré Davide Barana, directeur technique de Rossa, dans ses propos relayés par GPOne.

Gabriele Conti, responsable de l’électronique, ne le contredit pas :  « ce sont nous qui innovons le plus, tout le monde le sait. La réduction du coût des pièces sera plus difficile. Vous devrez tout essayer d’abord car sur la piste, nous n’aurons qu’une seule chance“.

Cela ne signifie pas que Ducati cessera toute réflexion.  En effet, les yeux des techniciens sont déjà concentrés sur certaines zones exemptes de contraintes de développement. « La partie de la roue avant et la partie arrière de la moto sont des points sur lesquels nous consacrerons du temps », a promis Edoardo Lenoci, qui s’occupe de l’aérodynamique de la Desmosedici.

 



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