Joan Mir, à 23 ans, est le Champion du Monde en titre, une couronne acquise sur la régularité, la détermination, et l’intelligence à exploiter une Suzuki qui n’excelle en rien mais qui est bonne partout. Une recette redoutable dans une saison 2020 concentrée en 14 courses en Europe, échelonnées de juillet à novembre où il ne fallait pas faire d’erreurs, ni se blesser et avoir les nerfs solides. Déjà Champion du Monde, c’était en 2017 en Moto3, Joan Mir a fait ce qu’il faut et mérite sa couronne. Mais 2021 sera inédit pour le Majorquin. En effet, ce sera la première fois qu’il devra défendre son statut de numéro un …

Un numéro un dont il nous dira le 12 février s’il le mettra effectivement, où non, en lieu et place de son 36 fétiche sur sa Suzuki. Mais même s’il renonçait à ce privilège, il resterait de toute façon la cible de tous ses autres collègues du MotoGP. Une position dont il a tout à fait conscience. Il dit ainsi : « je suis l’homme à battre ». Une pression qu’il gère en ajoutant aussitôt derrière : « mais je ne suis pas le favori ».

Mais alors qui le sera ? Joan Mir répond sur Moto.it : « quand Marc Marquez sera de retour, il sera le favori. S’il est à 100%, alors nous devrons lui faire face ». Et sinon ? « Alors je ne vois pas de favori clair », déclare le champion du monde. « C’est probablement moi alors en tant que champion en titre, mais quand Marc est là, c’est lui ».

Certes, mais ce retour est encore loin d’être acquis. S’il devait se faire attendre, quel serait l’adversaire le plus redoutable pour Joan Mir ? Ce dernier ne va pas le chercher bien loin … « Alex Rins était fort et compétitif. Ce sera à nouveau en 2021, j’en suis sûr ». Surtout qu’il aura exactement la même moto que lui. Mais la recette de base sera toujours la même : « pour chaque pilote, il s’agit de ne pas faire d’erreur. Cela fait partie du travail ». Et justement, Marc Marquez comme Alex Rins en ont fait en chutant et en se blessant en 2020.

Joan Mir évalue sa marge de progression

Cela étant dit, on ne peut pas toujours attendre les erreurs de ses adversaires. Il faut aussi y mettre du sien, et donc progresser dans la maîtrise de son art. Pour 2021, Joan Mir sait qu’il va devoir encore élever son niveau de heu dans certains domaines : « je dois montrer plus. Je dois être intelligent, toujours performant et vouloir m’améliorer », déclare Mir. Pour lui, cela signifie concrètement : « je veux améliorer mes qualifications et gagner plus de courses. Je veux juste m’améliorer, dans tous les domaines ».

Ce qui est certain en revanche, c’est qu’il pourra encore compter sur sa Suzuki GSX-RR. En raison du gel technique décidée jusqu’en 2022, elle gardera toutes ses qualités face à une opposition aux marges de manœuvre réduites. Les objectifs de la marque ont été clairement formulés par le chef de projet Shinichi Sahara et ils semblent ambitieux. Les Japonais aimeraient ainsi ce qu’on appelle la « triple couronne », soit le championnat pilote, équipe et constructeurs.

Il aimerait également voir ses pilotes classés 1er et 2e au championnat. De quoi exorciser les craintes nées du départ de Davide Brivio : « je suis content d’entendre quelque chose comme ça. Cela montre que l’usine travaille d’arrache-pied pour réussir et répondre aux exigences. L’année dernière, nous n’avions pas le moteur le plus puissant, mais nous n’avions pas non plus le plus faible. Mais nous avions un bon équilibre et un bon package » termine Mir.

Joan Mir hésite entre le 1 et le 36 ...



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