Joan Mir a remporté dimanche dernier cette fameuse victoire qui lui aurait tant manqué pour se délecter véritablement d’un premier titre mondial qui lui tend les bras. Le joyau d’une couronne qu’il peut ceindre dès ce week-end sur le même tracé de Valence. La Suzuki ne le trahira pas dans cette quête, mais elle aussi celle de son équipier Alex Rins qui peut encore nourrir quelques espoirs de renverser une tendance qui ferait de lui le dauphin de son cadet dans le box de l’usine d’Hamamatsu. Et si tout cela tournait à la regrettable lutte fratricide ? Joan Mir prévient…

Suzuki a une chance historique non seulement de rafler la triple couronne, mais aussi de réaliser le doublé au championnat des pilotes. En effet, Joan Mir est en tête, et il devance, à deux Grands Prix du but, son équipier Alex Rins de 37 points. Cependant, ce dernier est classé derrière Fabio Quartararo, qui a le même capital, mais valorisé par trois succès.

Une situation qui pourrait éveiller des velléités guerrières de la part de celui qui a laissé échapper un possible succès au Grand Prix d’Europe à cause d’un rapport mal engagé. Suffisant pour ouvrir une porte dans laquelle Joan Mir s’est engouffré, pour ensuite montrer qu’il était bel et bien le plus véloce sur la piste de Valence.

Ce week-end, on y retourne, et sur le même site. Pour une revanche ? Joan Mir, du haut de ses 23 ans, rappelle les enjeux et en appelle à la responsabilité : « si Rins a envie d’une bataille, moi, je n’en ai pas le désir» calme direct le Majorquin. « Nous devons être plus intelligents que les autres dans ce cas. Je joue un titre, lui aussi. Rins joue beaucoup aussi, et c’est le fait d’être deuxième du championnat. En cas  d’un échec des deux, en voulant se mesurer l’un contre l’autre, nous pouvons tomber et voir les autres passer devant. Vous devrez évaluer cela. Je considère que ce n’est pas ce dont Suzuki a besoin, ce dont j’ai besoin ou ce dont il a besoin ».

« Les pilotes Yamaha subissent plus de pression qu’ils ne devraient »

Une analyse froide sur l’intérêt collectif sur laquelle il insiste : « nous devons courir intelligemment. Il n’est pas nécessaire de courir entre deux coéquipiers étant donné que Suzuki n’a pas remporté de championnat du monde depuis 20 ans. Il joue le titre, et moi aussi. Vous devez garder à l’esprit que vous jouez avec votre coéquipier et plus que votre intérêt, vous devez rechercher celui de la marque. Suzuki nous paie. Nous devons en tenir compte. Je pense qu’il en tient compte car je considère que Rins n’a jamais rien fait de stupide avec moi, c’est un gars très propre sur le circuit, très respectueux même quand on ne jouait pas de titre. Je pense que cela ne changera pas ».

Ce qui ne changera pas non plus selon Joan Mir, c’est le niveau des Yamaha, elles aussi potentiellement encore un danger pour ses ambitions suprêmes : « je ne pense pas qu’ils reviennent, honnêtement. Je pense que les deux pilotes Yamaha subissent un peu plus de pression qu’ils ne le devraient probablement et c’est tout ». rendez-vous dès ce week-end pour juger de la pertinence de cette évaluation…

Classement Championnat du Monde MotoGP après Valence-1 (12/14) :



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