Le Grand Prix de France approche à grands pas et Jorge Lorenzo, après avoir fait la synthèse du dernier Grand Prix d’Espagne, en est arrivé à une conclusion lourde de conséquences pour les adversaires de Ducati : la GP21 est prête pour décrocher un titre mondial. Bagnaia peut en être le héros. En revanche, il se montre assez inquiet au sujet de Valentino Rossi…

Jorge Lorenzo a une expérience des Yamaha, des Ducati, et de la Honda. Pour la marque italienne, il s’est penché sur son dernier opus, la GP21, pour en tirer les conclusions suivantes, issues d’un Grand Prix d’Espagne où elle a créé la surprise sur un tracé de Jerez généralement peu amical pour les hommes de Borgo Panigale : « on peut dire que les Desmosedici peuvent gagner sur n’importe quelle piste. C’est une moto complète. Elle n’a pas le meilleur rythme dans les virages, pas encore, mais elle ne perd pas trop non plus. Elle est prête pour le titre ».

Et d’autant plus que Pecco Bagnaia, justement le leader du championnat, semble s’accorder avec : « il s’est placé parmi les protagonistes. Il est le leader chez Ducati et au championnat. Il a une très belle opportunité devant lui car peut-être qu’il pilote la meilleure Ducati de tous les temps ».

Le Majorquin a aussi regardé le reste du plateau et donne une mention spéciale à Franco Morbidelli :  « il a montré une force mentale très importante. Il est toujours difficile de mal démarrer un championnat du monde et de retrouver sa motivation. Et il l’a fait, sachant qu’il a une moto d’un moindre niveau. Il est clairement plus rapide que Maverick Viñales et Valentino Rossi ».

Lorenzo Ducati

Jorge Lorenzo : « non seulement Rossi est lent dans ses mouvements, mais il est également imprécis dans ses trajectoires »

Justement, à propos du Doctor, son évaluation dans son émission 99 secondes est sans appel : « j’attendais beaucoup plus de lui à Jerez, ou du moins une amélioration de ses résultats. Les rares fois où il a été vu, c’est lorsqu’il est sorti de la piste et qu’il était inexact. C’est généralement l’un des plus précis. Non seulement il est lent dans ses mouvements, mais il est également imprécis dans ses trajectoires ».

Le quintuple Champion du Monde termine sur le cas Marc Márquez : « j’attendais beaucoup de lui. Le résultat de Portimao l’a fait passer, en un sens, comme un héros. Parfois, lorsque vous vous sentez comme un héros en MotoGP, vous devez en faire plus que nécessaire. Cela m’est arrivé après la chute en Chine. Ceci combiné avec une Honda toujours critique avec l’avant, un pneu dur et les conditions de piste froide… Dans un virage délicat, cela signifiait qu’il perdait l’avant et avait un peu peur. Lors du warm-up, il a reçu de nombreux avertissements de la part de la moto et il est donc passé en mode survie. Il a fait un petit retour. Sans le crash de samedi, il aurait aspiré à quelque chose de mieux ». Revanche ce week-end au Mans ?



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