Marc Márquez, à 27 ans, présente des statistiques impressionnantes : 134 podiums, 90 pole, 82 victoires et 72 tours les plus rapides, en 205 courses et huit couronnes mondiales. Un bilan d’autant plus époustouflant que tout le monde s’accorde sur le fait qu’il ne doit pas son palmarès à sa Honda. Celle-ci n’est pas l’arme fatale qui efface la concurrence et qu’il suffit de mener à l’arrivée. Ce serait même tout le contraire. Le pilote est donc un phénomène, dont le moteur est un état d’esprit bien particulier que son ancien équipier Jorge Lorenzo a ainsi détaillé…

Marc Márquez est une machine à gagner. Il se nourrit de ce besoin de victoire, une addiction qui, peut aussi être une faiblesse. Jorge Lorenzo a analysé la situation et, dans un entretien sur AS il livre son expertise : « jusqu’à présent, Marc n’est pas seulement le plus complet, il est aussi, petit à petit, celui qui échoue le moins et continue d’être le plus rapide normalement dans toutes les courses, ce qui rend difficile de le battre. En fin de compte, ce que vous devez évaluer, c’est si Márquez a perdu des duels ou a tenté de gagner des courses qui étaient pratiquement impossibles. Cela peut aussi être vu comme ça. Il y avait des moments où Marc n’était pas le plus rapide et tentait toujours de gagner. »

Une force qui est aussi une faiblesse

« L’an dernier avec Dovizioso en Autriche, il a eu des problèmes de pneus, mais il a quand même essayé de le battre jusqu’au bout. Il ne pouvait pas, mais il a essayé. Peut-être qu’un autre pilote serait resté derrière pour accepter la deuxième position, mais il essaie toujours jusqu’à la fin. » Cependant, cette détermination peut aussi être une faiblesse : « en 2015, nous étions plus complets sur les circuits, nous étions plus rapides et nous nous sommes mis en avant dans les courses. Cela l’a forcé à risquer et à faire des erreurs, et il a reculé dans le championnat. C’était une roue qui s’est retournée contre Marquez. C’est ce que Quartararo ou Viñales devraient faire. »

Au sujet de ses relations avec son coéquipier prodige, il précise : « la plupart du temps, la relation s’est bien passée, il n’y a pas eu de problème. Nous nous entendions mieux en 2019 que les années précédentes. La vérité, surtout à la fin, était que nous nous connaissions mieux et devenions un peu plus intimes. J’étais à un autre niveau, donc nous ne nous battions pas pour la même chose et cela a sûrement facilité la coexistence. Mais la relation s’est améliorée, nous avons plus coexisté et tout allait mieux. »

 



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