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Parmi les procédures de sauvegarde du paddock des Grands Prix, décidées entre toutes les parties prenantes, il y a certes eu une distribution forfaitaire d’euros aux teams engagés, proportionnelle à leur volume et à leur catégorie de prédilection. Mais il y a eu aussi la décision de geler techniquement les moteurs et les études aérodynamiques. Une approche pragmatique pour des budgets qui connaîtront des réductions drastiques. Du côté du Japon, on aime à souligner qu’il s’agit d’un geste accordé aux Européens. Une vraie solidarité entre constructeurs…

Le coronavirus est élevé au rang de pandémie et de fait, il fait plier le monde. Cependant, il est clair que c’est l’Europe qui en paye actuellement le plus lourd tribut. En termes de victimes, mais aussi d’un point de vue économique et social du fait d’un confinement aux airs d‘expédient pire que le mal. Les temps sont difficiles en général si bien que le sport en particulier n’est plus un sujet de premier plan. Il faut pourtant préserver l’avenir.

Shinichi Sahara, le Project Manager du team Suzuki team en MotoGP fait ainsi le point de situation : « le temps est celui du combat, même si nous ne sommes pas sur la piste. Il faut se montrer solidaires, patients, et surmonter cette épreuve ensemble. » Une stratégie qui s’est concrètement matérialisée par le gel technique en MotoGP : « c’est un geste en direction des constructeurs européens qui sont les plus touchés par cette situation. De fait, nous sommes dans le même bateau en termes de développements, le niveau sera égal entre nous. Par exemple, nous avons quelques idées mais nous ne pouvons pas travailler dessus pour le moment. »

 

 

 

Car au Japon, le travail continue. Reste que Sahara se montre prudent sur la suite des événements : « il semble que ça se passe mieux au Japon que dans les autres pays » précise-t-il sur Corsedimoto. « A Hamamatsu, où notre siège social est basé, il y a heureusement peu d’infections. Mais il nous faut rester très prudents. Ainsi, les Jeux Olympiques ont été reportés et on parle aussi de faire la même chose pour le Grand Prix MotoGP. Tout a été stoppé, et il faudra être certain d’avoir passé le moment critique. »

Le team Suzuki aligne la paire composée d’Álex Rins et de Joan Mir qui avait montré de belles dispositions lors des derniers tests au Qatar. Le constructeur n’a pas d’équipe satellite pour l’aider dans son projet. Un sujet qui devait être traité en 2021, mais que sera repoussé pour les raisons que l’on sait, au grand dam de Davide Brivio

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