Moto GP
Publié le 19 septembre 2026 • 21:00 par André Lecondé

MotoGP – Le Qatar, que tout le paddock croyait condamné, revient dans le jeu : les équipes sont sommées de préparer le voyage !

Le GP du Qatar semblait menacé, mais les équipes doivent désormais préparer leur voyage à Losail du 6 au 8 novembre 2026.

MotoGP

Il y a encore quelques semaines, beaucoup dans le paddock considéraient le Grand Prix du Qatar 2026 comme pratiquement condamné par la situation au Moyen-Orient. Le scénario vient sérieusement de changer : les équipes ont désormais été invitées à organiser leur déplacement à Losail, avec vols, hôtels et logistique. La course reste programmée du 6 au 8 novembre et le MotoGP se prépare donc à une fin de saison particulièrement éprouvante : cinq Grands Prix en six semaines, de Phillip Island à Valence.

Carlos Ezpeleta avait prévenu à Aragon qu’il était encore trop tôt pour enterrer le Qatar. À l’époque, le directeur général adjoint du MotoGP expliquait que le championnat travaillait avec les autorités qataries afin de conserver l’épreuve au calendrier malgré la situation géopolitique au Moyen-Orient. Dans le paddock, pourtant, le pessimisme dominait. Quelques semaines plus tard, la tendance s’est inversée.

Les équipes doivent maintenant organiser le voyage vers le Qatar

Selon les dernières informations circulant dans le paddock, les équipes ont été invitées à prendre leurs dispositions pour rejoindre le Qatar. Cela signifie réserver les vols, les hôtels et organiser toute la logistique nécessaire à un déplacement qui intervient au terme d’une longue tournée asiatique.

Ce n’est évidemment pas une garantie contre un changement ultérieur si la situation sécuritaire devait évoluer. Mais c’est un signal autrement plus concret qu’une simple volonté affichée de conserver la course.

Et les éléments publics vont dans le même sens : le calendrier officiel du MotoGP maintient actuellement Losail du 6 au 8 novembre, tandis que le circuit vend toujours ses billets et ses offres d’hospitalité pour l’événement.

Le Qatar avait déjà été sauvé une première fois

La course aurait normalement dû avoir lieu au printemps. Initialement programmé en avril, le Grand Prix avait été reporté en raison de la situation géopolitique régionale. Le MotoGP avait alors choisi le 8 novembre comme nouvelle date, en coordination avec la FIM, le promoteur et les autorités locales, en mettant en avant la sécurité des participants et du public.

Ce déplacement avait entraîné deux autres modifications. Portimão a été repoussé au 22 novembre et Valence au 29 novembre. L’idée était donc déjà de sauver Losail plutôt que de simplement supprimer l’épreuve. Reste maintenant à concrétiser ce calendrier.

Grand Prix du Qatar 2024

Cinq Grands Prix en six semaines

Car si le Qatar a bien lieu, le MotoGP s’apprête à terminer 2026 par un véritable marathon. Après le Japon le 4 octobre et l’Indonésie le 11, les équipes bénéficieront d’un week-end sans course avant d’enchaîner Australie le 25 octobre, Malaisie le 1er novembre et Qatar le 8 novembre. Trois Grands Prix successifs, trois pays et des milliers de kilomètres.

Puis retour en Europe après une semaine de pause : Portimão le 22 novembre et Valence le 29 novembre clôtureront la saison. Ces dates figurent toujours au calendrier officiel.

Et dans le contexte du championnat actuel, cette séquence pourrait prendre une dimension considérable. Marc Marquez et Jorge Martin se disputent actuellement la tête, Marco Bezzecchi reste dans leur sillage et même Pedro Acosta refuse de disparaître complètement de l’équation.

La résistance physique des pilotes ne sera donc pas le seul facteur. La capacité des équipes à maintenir leurs hommes, leurs motos et leur matériel opérationnels pendant cette longue séquence intercontinentale pourrait également compter.

Losail reste sous surveillance

Il faut néanmoins distinguer deux choses. Aujourd’hui, le Qatar est au calendrier et le paddock commence concrètement à préparer son déplacement. Cela constitue un signal nettement plus fort que celui observé à Aragon.

Mais dans un contexte régional susceptible d’évoluer rapidement, aucune organisation sportive ne peut transformer une planification logistique en garantie absolue deux mois à l’avance. Le MotoGP avait précisément justifié le report initial par des considérations de sécurité. Il serait donc logique que la même doctrine s’applique jusqu’au départ effectif du paddock pour Losail.

Pour l’instant, pourtant, le scénario s’est retourné : il y a quelques semaines, il fallait presque démontrer pourquoi le Qatar pouvait encore avoir lieu. Désormais, les équipes doivent préparer leurs valises. Et si elles les font effectivement, le championnat 2026 s’achèvera par l’un des parcours les plus exigeants de la saison : Phillip Island, Sepang et Losail en trois semaines, puis Portimão et Valence pour régler définitivement les comptes.

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