Le MotoGP Group et les 11 équipes ont signé les accords pour la période 2027-2031. Carmelo Ezpeleta, PDG du MotoGP Group, salue un « moment décisif ». Les équipes, qui ont désormais « plus de stabilité », s’engagent à renforcer leurs engagements promotionnels. Lucio Cecchinello, président de l’IRTA, parle d’une « avancée très importante ». L’avenir est assuré.
Le MotoGP vient peut-être de signer l’un des accords les plus importants de son histoire récente, même s’il ne fera probablement pas autant parler que les transferts de pilotes ou les futures motos de 850 cc. MotoGP Group a officiellement annoncé que les onze équipes de la grille avaient signé les nouveaux accords encadrant leur participation au Championnat du monde entre 2027 et 2031.
Après l’accord déjà conclu avec les constructeurs, cette signature finalise le cadre sportif, commercial et politique qui régira la discipline durant la prochaine grande révolution réglementaire.
Et derrière le langage très institutionnel du communiqué se cache une réalité beaucoup plus stratégique : le MotoGP cherche à sécuriser son avenir tout en renforçant le poids économique des équipes.
Les onze structures actuellement engagées — Aprilia Racing, Ducati Lenovo Team, VR46 Racing Team, Trackhouse, Gresini, KTM Factory, Tech3, Yamaha Factory, Pramac Yamaha, Honda HRC et LCR Honda — ont toutes validé leur présence dans le championnat jusqu’à la fin de la saison 2031.
Dans un environnement où les coûts augmentent, où les constructeurs redéfinissent régulièrement leurs priorités et où les modèles économiques évoluent rapidement, obtenir un engagement collectif sur cinq années constitue une victoire majeure pour Carmelo Ezpeleta et la direction du MotoGP.
L’objectif est clair : éviter toute instabilité au moment même où le championnat s’apprête à entrer dans une nouvelle ère technique avec les moteurs de 850 cc, les pneus Pirelli, l’aérodynamique réduite et la disparition progressive de plusieurs artifices électroniques.
Everyone is together in this positive new step 🤝#MotoGP pic.twitter.com/z4CD2u4h4C
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) June 24, 2026
Les équipes MotoGP deviennent des acteurs centraux
L’un des aspects les plus intéressants de ce nouvel accord concerne le statut des équipes elles-mêmes. Pendant longtemps, les constructeurs ont naturellement occupé le centre de gravité du championnat. Pourtant, le MotoGP moderne comprend désormais que les équipes sont devenues des marques à part entière.
VR46 n’est plus seulement une équipe. TrackHouse n’est plus seulement une structure satellite. Gresini, Pramac ou Tech3 possèdent aujourd’hui leur propre identité, leur propre communauté et leur propre valeur commerciale. Le nouvel accord reconnaît officiellement cette évolution.
Le MotoGP insiste même sur la nécessité de préserver onze équipes « égales », chacune apportant sa propre histoire, sa propre identité et sa propre valeur ajoutée au championnat.
Cette précision n’est pas anodine. Elle constitue un signal fort envoyé aux investisseurs et aux partenaires commerciaux : le paddock ne sera plus uniquement construit autour des constructeurs.
L’autre évolution majeure concerne le marketing. Le communiqué prévoit un renforcement des obligations promotionnelles pour les équipes et les pilotes. Autrement dit, les structures devront davantage participer à la construction de leur propre visibilité. Le parallèle avec la Formule 1 est évident.
Depuis plusieurs années, le MotoGP observe avec attention la réussite du modèle F1, capable de transformer pilotes, équipes et même ingénieurs en véritables actifs médiatiques. L’objectif est désormais de rapprocher les supporters des acteurs du paddock tout en créant de nouvelles opportunités commerciales. Le championnat ne vend plus seulement des courses. Il vend des histoires. Et c’est précisément ce que recherche désormais Dorna.
Pour Carmelo Ezpeleta, ce nouvel accord constitue un tournant. « La signature de cet accord avec les équipes marque un moment décisif pour le MotoGP et établit le cadre qui guidera le championnat jusqu’en 2031 au minimum. »
Le dirigeant espagnol insiste également sur la stabilité apportée aux équipes : « Cet accord offre davantage de stabilité aux équipes tout en renforçant leur rôle central au sein du championnat. »
Un message qui reflète parfaitement la philosophie actuelle du MotoGP : sécuriser les acteurs existants avant d’aborder les défis techniques et commerciaux de la prochaine décennie.
Même satisfaction du côté de Lucio Cecchinello, président de l’IRTA. L’ancien pilote italien souligne l’importance des garanties obtenues :
« Cet accord représente une étape très importante. Il donne à toutes les équipes la stabilité, la confiance et les ressources nécessaires pour continuer à investir dans le championnat à travers des projets sportifs de haut niveau sur le long terme. »
Au-delà de la simple prolongation administrative, l’IRTA voit dans cet engagement collectif une base solide pour poursuivre le développement du MotoGP face à une concurrence internationale toujours plus forte.
Cette annonce prépare surtout le terrain pour ce qui arrive. Dans quelques mois, le MotoGP changera profondément de visage. Nouveaux moteurs. Nouveaux pneus. Nouvelle aérodynamique. Nouvelle philosophie technique. Une transformation de cette ampleur nécessite un environnement stable.
En verrouillant simultanément les constructeurs et les équipes jusqu’en 2031, le MotoGP s’offre précisément cette stabilité. Ce n’est peut-être pas l’annonce la plus spectaculaire de l’année. Mais elle pourrait être l’une des plus importantes.
Every move is a calculated risk, no margin for error🎮
Game is over❌
@37pedroacosta survives the final showdown💥
Welcome on board Pedro! 🦈In 2027, the Spanish rider will join the #DucatiLenovoTeam with a 2-year contract 🔴
#ForzaDucati pic.twitter.com/Odgu3sHLpp— Ducati Corse (@ducaticorse) June 24, 2026































