Marc Marquez, au sommet de son art en MotoGP, n’oublie pas de couver la relève, et en particulier son protégé Maximo Quiles, tout juste couronné champion du monde Moto3 en cette saison 2026. Mais loin de lui offrir un chemin pavé de roses pour son arrivée dans la catégorie intermédiaire en 2027, le nonuple champion du monde affiche une exigence redoutable. Persuadé que la difficulté forge les plus grands champions, l’Espagnol espère paradoxalement que son jeune compatriote devra cravacher pour s’adapter à sa nouvelle monture, avant de potentiellement le croiser en piste en MotoGP avant la fin de son contrat avec Ducati.
Le souhait d’une transition pimentée pour façonner le champion
Conscient de l’immense talent brut qui sommeille chez son jeune protégé, l’icône de Cervera refuse le piège de la facilité et plaide pour une phase d’apprentissage rugueuse en Moto2. « J’espère qu’il connaîtra quelques difficultés. Et ce sera le processus naturel. Maximo est un pilote super talentueux, incroyable. J’espère, et je souhaite, qu’il ait un peu de mal l’année prochaine, au moins en début de pré-saison et lors des premières courses, non pas parce que je lui souhaite le pire. Mais parce que je veux qu’il tire des leçons de cette expérience », confie le champion catalan avec lucidité sur Crash.net. Pour celui qui a connu les pires blessures et les plus grands combats, l’adversité reste le meilleur des professeurs : « Mais je suis convaincu qu’il va bientôt devenir très rapide, car je me suis entraîné avec lui à de nombreuses reprises et peu importe la moto qu’il utilise, il est très rapide. Alors, voyons voir. Il est extrêmement talentueux. Certains jours, il a l’impression de planer, mais il garde les pieds sur terre et continue de travailler. »
L’horizon lointain d’un partage de piste en MotoGP
Interrogé sur la possibilité de croiser le fer directement dans la catégorie reine avec son petit protégé avant la fin de son engagement actuel avec le constructeur de Borgo Panigale, Marquez tempère les ardeurs du paddock. Alors que le timing d’une accession rapide du jeune prodige pourrait théoriquement coïncider avec la fin de son contrat en 2028, Marquez préfère garder les pieds sur terre face aux impératifs contractuels : « Je ne sais pas, car pour le moment il a un contrat de deux ans en Moto2. » Chaque chose en son temps pour le clan Marquez, bien décidé à structurer l’ascension de sa pépite sans brûler les étapes.
Pensez-vous que Maximo Quiles saura s’imposer comme le digne successeur de Marc Marquez dès son arrivée en Moto2 ? Dites-le-nous en commentaires !

Photo de couverture : Instagram Quiles




