En Italie, CFMoto franchit une étape charnière qui crédibilise un peu plus la rumeur d’un engagement futur en catégorie reine aux côtés de la structure Aspar. Même si aucune annonce officielle n’a encore été formulée, la multiplication des séances d’essais menées avec de jeunes talents du groupe comme Maximo Quiles, Daniel Holgado et David Alonso ne laisse guère de doute sur les ambitions de la marque. Pour concrétiser ses rêves au sommet du sport motocycliste mondial, le géant asiatique a choisi de s’implanter au cœur de la Motor Valley transalpine, le hub où se concentrent les meilleurs ingénieurs de la planète.
L’offensive asiatique et l’implantation au cœur du savoir-faire italien
L’initiative de la firme s’inscrit dans une dynamique globale de montée en puissance des constructeurs chinois dans les plus hautes sphères du sport moto, à l’image des performances remarquées de ZXMoto en Championnat du Monde Supersport (WSSP). Pour franchir ce palier technologique vers les prototypes de la catégorie reine, le marque a compris qu’il devait aller chercher la matière grise là où elle excelle, aux côtés des figures majeures de l’ingénierie moderne comme Gigi Dall’Igna, Fabiano Sterlacchini, Romano Albesiano ou Massimo Bartolini. L’ouverture d’un centre technologique de pointe de l’autre côté des Alpes témoigne d’une volonté d’assimiler les secrets des usines européennes pour concevoir une machine capable de rivaliser avec l’élite mondiale.
Une synergie technologique au service de la R&D
Cette démarche stratégique a été directement détaillée par la directrice générale du centre de gestion des sports mécaniques de l’entreprise, Samantha Liu, qui précise les contours de cette structure transalpine. « Notre centre technologique italien, dédié à la compétition, est en cours de construction. Nous travaillons d’arrache-pied pour mettre en place les infrastructures, réunir les équipes et emménager dans les nouveaux locaux. Il ne s’agit pas d’une équipe indépendante ; elle travaille en étroite collaboration avec notre équipe de R&D et de conception industrielle, située dans la même zone », explique la dirigeante pour Visordown, mettant en avant une intégration totale entre le pôle de course et le reste de l’entreprise.
CFMoto en Italie, une vision à long terme pour la catégorie reine et au-delà
Interrogée sur la portée de ces investissements et sur une implication exclusive au sommet des Grands Prix, la responsable confirme une feuille de route pragmatique mais ambitieuse pour la marque. « Est-ce que ce sera uniquement pour le MotoGP ? Non. Comme vous pouvez l’imaginer, cela nous aide dans plusieurs domaines. Nous sommes engagés dans différents programmes de compétition. Mais bien sûr, il s’agit d’une compétition de très haut niveau. Cela nous permettra d’approfondir nos connaissances, notamment en matière de technologie et d’essais. Le chemin sera long, et nous sommes prêts à être patients. Nous sommes CFMoto et nous suivons notre propre voie. Nous voulons être une marque qui incarne l’identité de CFMoto et nous restons concentrés sur notre stratégie », conclut-elle avec assurance.
Pensez-vous que CFMoto puisse devenir le premier constructeur chinois à s’imposer en MotoGP face aux géants européens et japonais ? Dites-le-nous en commentaires !

Photo de couverture : CFMoto




