Dorna déploie toute son ingéniosité et la totalité de ses ressources pour relever un défi majeur : celui de lancer un championnat du Monde de MotoGP alors que ledit monde est sous le joug d’une pandémie. Une situation sanitaire qui ferme les frontières et confine l’humanité. Pourtant, il faut courir car les teams ne pourront pas économiquement éternellement tenir. Si Carmelo Ezpeleta touche au but, l’activité sera dense entre août et le 13 décembre. Ce sera une saison particulière qu’il faudra aborder d’une façon bien spécifique. Marc Marquez explique comment…

Depuis 2013, il n’y a qu’un championnat MotoGP qui a échappé à Marc Márquez. C’était en 2015, année où il a joué un rôle dans le duel pour la couronne entre les deux pilotes Yamaha Jorge Lorenzo et Valentino Rossi. A part ça, c’est lui qui s’ingénie à mettre sa Honda sur le toit du monde. En 2019, il a rendu une copie quasi parfaite en humiliant ses adversaires avec un nombre de points marqués record.

Certes mais quid de 2020 ? Ce sera une campagne originale avec un calendrier inédit. De 20 Grands Prix initialement espérés, le Coronavirus n’en laissera vivre qu’à peine plus d’une dizaine. Et plusieurs courses pourront se faire sur un même circuit, fermé au public. Cependant, au bout, il y aura un Champion du Monde légitime.

Alors, comment aborder ce que l’on peut évaluer comme une nouvelle compétition ? Marc Márquez, expert en la matière répond : « si nous avons une saison plus courte, ce sera difficile parce que vous devrez prendre plus de risques » commence-t-il. « Dans le même temps, vous ne pourrez pas vous permettre une panne car nous n’aurons pas le temps de rattraper les points perdus », prévient le pilote de 27 ans, dans l’interview vidéo de MotoGP.com.

Mais il sait aussi : « il ne suffira pas de simplement atteindre la ligne d’arrivée, car la saison sera trop courte pour réussir avec cette stratégie. » Il faudra donc foncer tête baissée pour rafler la mise en assumant la prise de risque inhérente, et donc, aussi, compter sur la chance pour échapper aux chutes et aux soucis techniques. Autant dire que ce sera tendu !

Cependant, la perspective d’un combat intense ne donne pas de nuits blanches à celui qui fera équipe avec son frère Alex en 2020 : « je ne suis pas encore inquiet à ce sujet. Lorsque nous aurons un calendrier, nous analyserons tout et définirons la stratégie » termine-t-il. « Pour le moment, le plus important est de suivre les directives du gouvernement et des experts. C’est difficile, mais c’est comme ça. Nous devons rester à la maison et être encore patient. Bien sûr, il n’est pas facile de rester à la maison toute la journée. C’est pourquoi j’ai un horaire que je suis en train de suivre ces jours-ci ».

« Après mon réveil, je me lève, je déjeune et je fais de l’exercice », explique Marc, qui passe également du temps à la maison avec son frère et nouveau coéquipier chez Honda : « j’ai de la chance que mon frère soit avec moi. Nous pouvons jouer au football ensemble dans le jardin ou passer le temps sur la PlayStation. Mais je n’aime pas autant ça que lui ou mon cousin » répète celui qui a remporté 82 vrais Grands Prix mais pas encore un podium dans une course virtuelle après deux expériences : le Mugello, gagné par Álex Márquez, et le Red Bull Ring, où Pecco Bagnaia  a concrétisé.

 



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