Sa domination est telle qu’elle donne l’impression que rien n’est compliqué dans la vie et la carrière d’un Marc Márquez au-dessus de la mêlée et parfaitement maître de son sujet. Et pourtant, à la fin de la saison 2011, il était loin de penser qu’il en serait là, après une violente chute en Malaisie dont la conséquence a été d’incapacitants troubles de la vue. A cette époque, il se demandait non seulement s’il pourrait un jour remonter sur une moto, mais même avoir une vie normale. A la veille du Grand Prix de Saint Marin, il se souvient pour mieux soutenir les efforts d’une association…

Les pilotes sont des gladiateurs au parcours et au talent incroyables. Mais au destin qui ne l’est pas moins. Touché au plus profond de leur chair et de leur mental, ils doivent aussi leur présence à un corps médical dévoué et aux compétences qui laisse bouche bée. Marc Márquez l’a vérifié, lorsque, en 2011, il a dû se mettre sur le bord du chemin d’une carrière prometteuse après un accident lors du Grand Prix de Malaisie. Le héros pilote était d’un coup d’un seul devenu l’homme fragile à la vie quotidienne menacée par un handicap.

Une chute qui a eu pour conséquence de perturber sa capacité de voir. Et cette situation a duré des mois avec un passage en chirurgie dont l’issue n’était pas garantie. Dans des propos rapportés par Tuttomotoriweb, Marc Márquez explique : « en 2012, je voyais double. Je ne pouvais pas courir à 350 km / h. Bien sûr que non ! Comment pourrais-je le faire ! Et ils m’ont guéri. Ils ont rendu ma vie. Et la moto. Et me voilà. »

Márquez ajoute : « il était impossible de lire et la vie quotidienne était devenue très difficile. Ils m’ont dit que je devais attendre quatre ou cinq mois, que, plus tard, on déciderait s’ils opéreraient ou non et que, quand je serais sorti de la salle d’opération, la situation pouvait être pire… C’était un long processus de récupération, mais le désir de revenir sur la moto m’a aidé à surmonter. Je ne peux pas imaginer une vie sans moto. »

L’officiel Honda qui revient donc de loin apporte désormais son soutien à un projet particulier : « c’est pourquoi, quand on m’a demandé d’être ambassadeur de ce projet, je n’y ai pas réfléchi à deux fois et je me suis joint pour apporter ma contribution pour faire connaître le projet. » Le phénomène de Cervera est ainsi ambassadeur du programme “Learn for Slight” de l’hôpital Clinic de Barcelone, une institution qui s’est occupé de son opération. Ce programme favorise la formation de professionnels du tiers monde spécialisés en ophtalmologie.

 

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