Michelin a eu son moment dans cette saison qui peut d’ailleurs revenir à tout instant. Dans un championnat MotoGP encore ouvert à quatre courses du but, il ne faudra pas en effet qu’un des deux protagonistes que sont Quartararo et Bagnaia connaissent une série de pneus de moindre qualité, comme il a été vu cette année. Les deux hommes ont donné leur avis sur la question tandis que le manufacturier unique de la catégorie prépare déjà 2022…

Les Michelin ont fait débat jusqu’à la Commission de sécurité où les deux premiers du championnat ont donné leur avis sur la question de certaine monte dont l’efficacité peut s’évanouir en pleine compétition, obérant ainsi sérieusement les chances des infortunés. Le leader du Championnat du Monde, Fabio Quartararo, a expliqué : « nous en avons parlé au sein de la commission de sécurité et de mon point de vue les pneus fonctionnent bien, nous pouvons être très rapides avec eux. Par rapport à 2019, j’ai l’impression que la régularité est bien meilleure. Il est vrai, cependant, que vous pouvez obtenir un pneu « étrange », parfois aux essais, mais parfois aussi en course. C’était plus une question de qualité, dans le sens où tous les pneus sont toujours les mêmes. Pour moi, les pneus fonctionnent très bien, j’en suis super content, ce ne sont que ces petits points qu’il faut améliorer », a assuré le pilote d’usine Yamaha.

Bagnaia, son dauphin au classement général et donc son premier challenger a ajouté : « ce que nous avons demandé à la commission de sécurité, c’était plus d’uniformité dans les pneus. Nous en avons besoin parce que les constructeurs travaillent et investissent beaucoup dans leurs motos et puis il y a quelques courses où vous avez beaucoup travaillé le week-end et où vous étiez fort, puis vous avez un problème dans la course. Ce n’est pas facile, même pour le constructeur ».

Le manufacturier a écouté et lors des deux jours d’essais à Misano, un nouveau pneu arrière Michelin était au programme des tests du MotoGP. Piero Taramasso, l’homme de la compétition du Bibendum a commenté : « nous avons une nouvelle carcasse pour le pneu arrière. Nous avons déjà testé ce pneu au Qatar et à Barcelone et maintenant à nouveau à Misano. Nous visons à ce que le pneu chauffe mieux dans les trois à quatre premiers tours. Après cela, la performance correspond à la spécification standard. Les résultats des tests sont bons jusqu’à présent, nous sommes sur la bonne voie ».

Fabio Quartararo, Francesco Bagnaia, Gran Premio d'Italia Oakley

Michelin veut des retours positifs de toutes les équipes et de tous les pilotes

« Cela aide à faire monter en température le composé du pneu dur plus facilement », a précisé Taramasso, expliquant le principal avantage. « Il s’agit de la construction du pneu arrière. Il n’y aura aucun effet sur l’équilibre et la géométrie, il s’agit juste d’un réglage pour améliorer les performances dans les trois premiers tours ».

Cependant, la livraison dans les stands n’est pas encore pour demain : « 2022 est un peu tôt car nous devons effectuer encore plus de tests et nous avons également besoin de retours positifs de toutes les équipes et de tous les pilotes. C’est la partie la plus difficile. Nous avons donc besoin de plus de temps. En termes de production, nous pouvons le mettre en œuvre très rapidement », explique le responsable  de l’équipementier français de pneumatiques.

Lors des essais de Jerez les 18 et 19 novembre, la nouvelle construction du pneu arrière sera soumise à un autre essai, « pour mieux comprendre comment le mélange dur se comporte par temps froid », explique Taramasso.

Piero Taramasso

 




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