Entre Joan Mir et Marc Marquez, il y a eu un épisode sur la piste durant des qualifications du Grand Prix du Portugal qui ont été sous haute tension. Des chutes, des temps annulés, des classements corrigés, on a eu de quoi s’occuper en à peine un quart d’heure de joute. Mais l’intensité du moment avait commencé lors d’une Q1 où l’octuple Champion du Monde officiel Honda et celui qui lui a succédé sur le trône du MotoGP officiant pour Suzuki se sont rencontrés en plein effort sur la piste de Portimao…

Un moment où Marc Marquez avait comme décidé de se tapir dans l’aspiration de Joan Mir pour mieux réviser ses gammes sur un tracé qu’il découvre ce week-end avec une MotoGP, après qui plus est neuf mois de convalescence. Une stratégie qui n’a pas été au goût du pilote Suzuki : « cela m’a dérangé lors de mon premier tour parce que c’était lent. Je l’ai trouvé au milieu de la piste, et là j’ai déjà perdu mon tour. Ensuite, je l’ai tiré et il a profité de ma roue. En Moto3, ils pénalisent pour cela, et sûrement en Moto2, mais pas encore en MotoGP ».

L’actuel champion de MotoGP a poursuivi en pointant du doigt un Marc Marquez coutumier du fait : « nous savons déjà que Marc aime faire ça. Là il l’a fait avec moi et il le fait toujours avec quelqu’un. Il aime jouer à ce jeu. Je n’ai pas du tout été nerveux. J’ai fait mon temps de toute façon, mais c’est ainsi ».

Joan Mir insiste sur le fait que ce type de situation est punissable dans les autres catégories : « ces types d’actions ne sont pas seulement dangereux en Moto3, ils sont également dangereux en MotoGP. Pour finir, ça va rouler plus lentement et ça me dérange sur mon tour rapide. Je ne pense pas qu’il devrait être pénalisé directement, mais ce type d’action est dangereux et devrait être sanctionné ».

Marc Marquez répond à Joan Mir

Un point de vue qui est arrivé aux oreilles de Marc Marquez qui s’est ainsi expliqué sur cet épisode : « j’avais fait tout le week-end en roulant seul, mais en Q1, j’avais besoin de savoir exactement où je perdais et je devais suivre une autre moto. Là j’ai choisi le champion du monde, celui qui pilotait le mieux en Q1 ». La stratégie a bien fonctionné pour Marc Márquez, qui a réalisé son tour le plus rapide en suivant Mir, assurant son passage en Q2.

Bien que Márquez ait reconnu la stratégie de recherche de la roue de Mir, il avait une version complètement différente de la sienne. « à aucun moment je n’ai ralenti plus que d’habitude. Le tour le plus lent que j’ai fait dans la première manche de la Q1, je ne sais pas s’il a été deux ou trois secondes plus lent qu’un normal ». Il comprend cependant l’agacement de Joan Mir : « ce n’est pas ce qu’il faut faire et je sais que c’est exaspérant, mais ils me l’ont fait à plusieurs reprises quand j’étais en forme et aujourd’hui j’en avais besoin. J‘aurais pu choisir mon frère, qui aurait gardé le silence, mais j’ai choisi le meilleur ».

Marc Marquez termine : « la même chose s’est produite avec Rins, je pense que c’est quelque chose de normal, surtout si vous revenez d’une longue blessure ». Marc Márquez partira sixième et Joan Mir partira neuvième. Rins s’élancera second. Tout ce beau monde se retrouvera en course ce dimanche. On rappellera que lors du Grand Prix de Doha, Joan Mir avait eu un épisode avec Jack Miller, l’officiel Ducati.

MotoGP Portugal J2 : qualifications

Crédit classement motogp.com



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