Johann Zarco connait maintenant un peu mieux sa Ducati, mais l’homme est à la fois perfectionniste et sensible, si bien qu’il ne grillera pas les étapes restantes pour définir l’osmose avec elle. Une gageure dans un MotoGP où l’évolution technique s’emballe… Justement sous l‘impulsion de Ducati, à l’instar de la mise à jour de son « holeshot » ! Mais cette saison, il y aura aussi un nouveau Michelin, ce qui fait décidément beaucoup à assimiler. Un défi que le Français aborde avec sérénité…

Johann Zarco a donc vécu six jours de test intenses avec la Ducati, qui est sa nouvelle monture après avoir connu en un peu plus d’un an, une Yamaha, une KTM, et une Honda ! Deux escapades sur des terrains aussi différents que sont la Malaisie et le Qatar lui ont donné les perspectives nécessaires à la compréhension de son nouvel environnement aux couleurs d’Avintia, mais sous l’impulsion Ducati.

Cet hiver a été généralement marqué par l’arrivée du nouveau pneu arrière Michelin, et plus particulièrement par la proposition d’un nouveau « holeshot » qui ne fait plus que faciliter les départs. Il aide aussi la moto à changer d’assiette en mode dynamique. Comment le double Champion du monde, qui découvre seulement la Desmosedici, a-t-il géré ces découvertes ?

Il commence sur le pneu : « les nouveaux Michelins sont plus adaptés à Yamaha et Suzuki, mais Ducati les interprétera bientôt » assure le tricolore. « Il m’est difficile de commenter ces nouveaux pneus, car je ne les ai essayés qu’après trois mois d’absence de la moto. J’ai trouvé une nouvelle moto, je n’avais pas de repères et il était difficile de faire un commentaire sur le pneu. Il était trop neuf ».

Une approche prudente qui se confirme avec le « holeshot » : « je serais curieux de l’essayer. Je ne l’ai pas encore fait parce que j’ai encore trop de choses à apprendre pour l’instant. En ce moment, Dovizioso est quelqu’un qui peut mieux expérimenter cette solution. Si vous prenez quelqu’un comme Fabio, il n’a pas de pensées en tête, il monte sur la moto et va très vite. L’appareil peut être une option intéressante quand on se sent à l’aise sur la moto et qu’on peut jouer beaucoup avec. À mon avis, quelqu’un comme Valentino, par exemple, pourrait profiter d’une invention comme celle-ci » termine-t-il dans un entretien accordé à GPOne.

 

 

 


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