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Ramon Forcada

Ramon Forcada est sans doute l’un des chefs mécaniciens qui connait le mieux la Yamaha M1. Il a été aux côtés de Jorge Lorenzo dans la conquête de ses trois titres en MotoGP avec la firme d’Iwata, puis il a glissé du team usine vers la structure satellite Petronas avant de devenir RNF parce que Mavarick Viñales ne voulait plus entendre parler de lui. Le début d’une série de décisions au sein de la marque aux diapasons qui l’a convaincu que son temps était révolu. Et celui de Yamaha ? Cela ne dépend plus que d’un seul homme, comme pour Honda, et, à bien l’écouter, il ne s’en félicite pas…

Ramon Forcada a donné 31 ans de sa vie au paddock des Grands Prix et notamment dans l’antre Yamaha. Lorsqu’il parle de la firme d’Iwata et de la M1, il a donc une expérience qui mérite une écoute. Dans ses propos repérés sur Todocircuito, il fait ce constat : « Yamaha est en ce moment entre les mains de Quartararo, c’est la vérité ». Puis il souligne la capacité d’adaptation du Français aux problèmes posés par la YZR-M1 : « la moto parfaite n’existe pas, il faut un pilote qui s’y adapte. Et plus la moto est éloignée ce que veut le pilote, plus il doit s’adapter, et il y a peu qui sont capables de le faire. Fabio est le seul qui a pu comprendre comment tirer le meilleur parti de cette moto ».

Sur le thème de l’adaptation, il fait cette mention : « il y a des gens qui veulent qu’on leur fasse la moto parfaite, et ça n’existe pas. Nous, les techniciens, on peut faire quelque chose, faire en sorte que le pilote soit à l’aise, mais il faut qu’il s’adapte ».

Yamaha

Ramon Forcada : « Fabio Quartararo est un spécialiste des qualifications, et n’a eu qu’une seule pole position cette année. Il se passe quelque chose »

Fabio Quatrararo a donc décodé le mode d’emploi de la Yamaha et il est le seul. Une situation qui inquiète Ramon Forcada : « la situation de Honda et Yamaha est similaire, ils dépendent d’un pilote. Ducati non. Cela fait réfléchir car il semble qu’en ce moment il est plus facile de s’adapter à la Ducati qu’à la Yamaha ou à la Honda. Ce n’est pas que la Ducati ait un niveau supérieur, mais cela facilite l’adaptation de ses pilotes ».

L’Espagnol signale aussi cette limite à la monoculture : « Fabio est un spécialiste des qualifications, et n’a eu qu’une seule pole position cette année. Il se passe quelque chose ». Et il pense savoir quoi : « le fait que Fabio n’ait pas de rival au sein de sa propre marque joue également contre la marque. A part Ducati et Aprilia, les autres marques n’ont pas de concurrence à l’intérieur. Si un pilote ne fait pas chrono, les autres le font. Chez Aprilia, Maverick s’adapte très bien et Aleix souffre un peu de la pression. Ducati a un casting de pilotes tel que si ce n’en est pas un, c’en est un autre ».

Un éternel débat puisque plusieurs pilotes du même niveau induit aussi des luttes fratricides entrainant le partage des points. Le verdict de cette saison relancera sans nul doute les arguments des uns et des autres sur les deux façons de voir la compétition.

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