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Joan Mir

Joan Mir n’a pas vu l’arrivée de ce Grand Prix de Grande Bretagne qui ne lui a pas plus donné d’information sur son avenir en MotoGP. L’officiel d’une usine Suzuki qui fermera boutique à la fin de cette saison a souffert des mêmes maux que Fabio Quartararo avec sa Yamaha lorsqu’il est englué dans le peloton. Il explique ainsi sa déconvenue alors que son équipier Alex Rins a cru à la victoire pendant un demi-Grand Prix avant que ses pneus, aussi, ne le lâchent…

Au passage, y aurait-il une malédiction frappant la classe 2020 en MotoGP ? Le Champion du Monde du millésime, comme son dauphin d’alors au classement général, n’ont plus eu l’occasion, depuis, de vivre des bons moments en Grand Prix. Et c’est à méditer sur le cru de cette fameuse année marquée par la crise sanitaire, avec un calendrier à l’aménagement particulier.

Cela étant dit, la course à Silverstone s’annonçait prometteuse pour Joan Mir jusqu’au 15e tour. Le pilote Suzuki était huitième, mais a hélas chuté. En cause, la température des pneus, annonçait comme trop élevée, ce qui a amené la faute. Alors que son coéquipier chez Suzuki Ecstar, Alex Rins, luttait contre la dégradation de ses propres pneus et devait abandonner une éventuelle première victoire de la saison, Joan Mir a perdu de la traction en raison d’une température excessive dans le pneu avant et a abandonné ses derniers espoirs d’un top 5 dans le bac à gravier.

Le Champion du Monde 2020 occupait alors la 8e place derrière Fabio Quartararo et Enea Bastianini avec six tours à faire avant que le drapeau à damier ne tombe sur ce groupe de tête, que l’Espagnol a dû laisser filer au virage 7. Joan Mir raconte, en écartant sa responsabilité dans cet abandon : « nous avons eu des températures plus chaudes le dimanche que le vendredi et le samedi. Le fait de rouler en groupe et avec la pression des pneus qui s’est trop élevée, la roue avant a dû chauffer plus que prévu. J’avais déjà moins de stabilité au freinage, c’est pourquoi j’ai finalement chuté ».

Joan Mir, Team Suzuki Ecstar, Monster Energy British

Joan Mir : « lorsque vous roulez derrière trois ou quatre pilotes, vous ressentez les températures élevées sur le pneu avant« 

« C’était très difficile de refroidir les pneus dans le groupe, même si on peut le faire à Silverstone grâce à la largeur de la piste. Mais lorsque vous roulez derrière trois ou quatre pilotes, vous ressentez les températures élevées sur le pneu avant. Nous avions probablement aussi une mauvaise information sur la pression des pneus car il faisait plus chaud le jour de la course », a souligné le Majorquin de 24 ans.

Cependant, ce ne sont pas seulement les températures qui l’ont gêné, car « les sensations sur la GSX-RR étaient bonnes, mais nous devons améliorer la motricité. Au virage 16, j’ai perdu trois à quatre dixièmes, il nous faudra mieux maîtriser ça à l’avenir. »

Néanmoins, Joan Mir et Suzuki peuvent tirer une conclusion positive : « j’ai commencé sans dispositif de démarrage parce que le premier virage est si proche ici et j’ai pris un bon départ. Aleix Espargaró, Enea Bastianini, ont été rapide mais j’ai pu suivre les meilleurs derrière Quartararo. Mais je ne peux pas dire si j’aurais fait mieux que huitième ». Rendez-vous maintenant dans deux semaines sur le Red Bull Ring pour un Grand Prix d’Autriche d’où il attendra des coulisses enfin des nouvelles pour l’an prochain…

Joan Mir, Team Suzuki Ecstar, Monster Energy British Grand Prix

MotoGP Silverstone J3 : classement

Silverstone

Crédit classement motogp.com

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