Chez Suzuki, les dernières évolutions permettant à la GSX-RR d’être seulement au niveau de la concurrence sont réclamées à cor et à cri par les pilotes, mais elles tardent à arriver. L’adage dit que tout vient à point pour qui sait attendre et tant Joan Mir qu’Alex Rins seront récompensés de leur patience dès la rentrée du MotoGP en Autriche. Il était temps cela dit car à perdre entre 3 à 4 dixièmes au tour en n’étant pas à la page a aussi coûté des points au championnat. L’homme de la technique Kawauchi assure que tout ça sera bientôt un mauvais souvenir.

Alex Rins, en collectionnant les erreurs et autres bévues, n’étaient pas trop entendus dans le box Suzuki au contraire d’un Joan Mir impeccable et Champion du Monde en titre déterminé à garder sa couronne. Il est quatrième au général, à 55 points du leader Quartararo, au guidon d’une GSX-RR qui n’a pas le niveau pour jouer dans une telle cour. Et c’est le Majorquin à son guidon qui le dit.

Le même a égratigné son employeur en regrettant sa timidité et sa sous-estimation de la concurrence. Une époque qui a duré tout de même une demi-saison. Car Suzuki, ce n’est pas KTM. Si les Autrichiens ont montré qu’il pouvait tout chambouler en quatre courses, les hommes d’Hamamatsu, eux, respectent scrupuleusement un processus d’approbation et de validation très rigoureux afin d’éviter que les modifications apportées ne pénalisent d’autres aspects.

Un protocole qui a certainement apporté satisfaction puisque Ken Kawauchi, responsable technique du projet MotoGP pour le constructeur Hamamatsu, s’est fendu d’un discours libérateur pour l’esprit de ses pilotes. Le Japonais a ainsi commenté sur Motoi.it : « nous sommes certainement satisfaits de la GSX-RR 2021. Mais il y a toujours place à l’amélioration, et nous pensons que l’arrivée du dispositif de réglage de la hauteur aidera nos pilotes à mieux performer. Lorsque nous concourons en MotoGP, au plus haut niveau de notre sport, le défi de l’amélioration est continu. »

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Suzuki dit avoir bien travaillé durant la pause de juillet

Puis il conclut avec ses mots attendus depuis le début de la saison dans le box Suzuki : « la longue pause de juillet nous a permis de mieux analyser la situation, puis de mettre en place de nouvelles solutions qui, nous l’espérons, auront leur effet en seconde partie de saison ». Vivement l’Autriche donc, un terrain où la GSX-RR ne s’est jamais montrée maladroite et où Joan Mir voudra prendre l’offensive dans la course au titre après avoir été contraint à seulement défendre.

La Suzuki reste une moto extrêmement équilibrée, mais qui peine désormais à l’accélération sur les longues lignes droites, où Rins et Mir sont incapables de garder le contact avec leurs rivaux, et encore moins de les dépasser au freinage. Cela devrait aller mieux mais il restera tout de même un écueil : les problèmes lors des qualifications. A moins que…

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