Le Kymi Ring est le dernier circuit en date construit en Europe qui est sorti de terre pour expressément recevoir le Grand Prix de Finlande. Une épreuve qui fera son retour dans le concert international de la moto en 2020. Un événement qui n’a pas suscité l’enthousiasme de la majorité des pilotes qui sont allés le découvrir pour leurs employeurs, soit les six constructeurs engagés sur la grille de départ du MotoGP. Il en est un, cependant, qui se fait l’avocat du diable. Il s’agit de Sylvain Guintoli qui prend ses collègues à contre-pied en assurant, qu’au final, tout le monde aimera ce tracé finlandais…

Bradley Smith est circonspect, Stefan Bradl est resté sur sa faim, Michele Pirro est carrément déçu quand ce n’est pas le local de l’étape Mika Kallio qui enjoint ses compatriotes à revoir leur copie. En cause ? Le nouveau circuit du Kymi Ring au dessin ennuyeux promettant des compétitions du même ordre. A part, peut-être, en Moto3.

Il en est un néanmoins qui ne hurle pas avec les loups dans la forêt finlandaise. Il s’agit du représentant Suzuki Sylvain Guintoli. Qui, lui, se montre bien plus indulgent sur motorsport-total : « le dessin a un caractère docteur Jekyll et mister Hyde : la première partie de la piste est très rapide, la seconde est plutôt technique et sinueuse, mais de prime abord, elle étonne un peu car elle est très différente » dit le Français.

« Mais plus je pilotais, plus je l’aimais bien » poursuit Guintoli qui donne ainsi son verdict : « j’aime la piste parce qu’elle a son propre caractère. Ce n’est pas si souvent, c’est très unique. »

Quelle est cette particularité ainsi signalée ? « il y a une longue ligne droite, la plus longue du calendrier avec 1,2 kilomètre, suivie de nombreux virages, en montée et en descente, avec des vitesses réduites. Dans certains endroits, vous vous sentez un peu trop lent avec une MotoGP. Ce qui rend le secteur très technique. »

Et pas seulement cela : le Kymi Ring est aussi un défi physique, juge Guintoli : « à partir du virage 5, il n’y a absolument plus de temps pour se reposer » dit-il. « Ce sera certainement intéressant en course et même sur la section sinueuse, il y a quelques points de freinage difficiles et je pense que ça ira. »

Bien que le pilote d’essai de Suzuki admette qu’il reste encore beaucoup à faire avant la première qui aura lieu le 12 juillet 2020, notamment en termes de bordures, graviers, et autres joyeusetés, il affirme : « les bases sont là, et tout ce qui reste à faire est réalisable. Il y en a pour tous les goûts, je ne pense pas que quiconque soit favorisé, c’est une piste avec un caractère très différent, je dois m’y habituer, mais je parie que tout le monde l’aimera à la fin. »



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