Cette année, dans la mesure du possible, c’est-à-dire si le planning des visioconférences le permet, nous avons décidé de suivre au plus près Valentino Rossi dans sa nouvelle aventure au sein de l’équipe Petronas SRT, comme nous le faisions donc déjà pour Johann Zarco (voir ici) et Fabio Quartararo (voir ici) lors des saisons précédentes.

En ce dimanche 7 mars 2021, Valentino Rossi a répondu aux questions des journalistes depuis le circuit de Losail au Qatar, à l’issue de la deuxième journée d’essais officiels MotoGP sur sa Yamaha YZR-M1 du team Petronas SRT.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote italien.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Valentino Rossi sans la moindre mise en forme.


Valentino Rossi : « La deuxième journée a été un peu difficile pour moi car je n’ai pas été très rapide dès le début. Nous avons un peu peiné avec l’adhérence du pneu. Nous avons essayé différentes choses mais nous n’avons pas trouvé une très bonne solution, donc au final cela a été difficile. Nous avons particulièrement souffert en accélération car je n’avais pas beaucoup d’adhérence à l’arrière. Nous avons essayé d’utiliser différents réglages sur la moto et durant les deux prochains jours, nous essaierons d’analyser les données pour essayer d’être prêt et davantage compétitif au prochain test. »

Vous avez fait quelques tours avec un pilote d’essai Yamaha. Était-ce intentionnel ?

« Oui, j’ai fait deux ou trois tours avec Cal en début de séance mais ce n’était pas intentionnel. Je parle avec Cal et je parle aussi avec Silvano Galbusera qui est son chef mécanicien. J’ai parlé avec Cal et il donne beaucoup d’informations intéressantes. Je pense qu’il pilote vite et bien, et ses idées sont également intéressantes puisqu’il a piloté les Honda pendant longtemps. Je pense donc qu’il peut beaucoup nous aider. »

Avez-vous eu l’occasion d’essayer le nouveau châssis, et si oui, pensez-vous que son comportement ressemble à celui de 2019 ?

« Aujourd’hui, nous avons continué à utiliser tous les châssis, mais mon impression, au terme de ces deux jours, est qu’il est très similaire à celui de la moto de l’année dernière. Non, il n’est pas très similaire au châssis 2019. C’est quelque chose entre les deux, mais quand je pilote, j’ai des sensations très très similaires à celui de 2020. »

Avez-vous partagé vos impressions sur la moto de cette année avec les deux pilotes officiels ?

« J’ai parlé avec Cal aujourd’hui, et j’ai un peu parlé avec Maverick hier car je l’ai vu à la clinique mobile. Mais avec Maverick, nous avons fait des travaux différents donc nous n’avons pas beaucoup parlé de la moto. Mais aujourd’hui, Quartararo et également Maverick ont été très forts. Franco également. Cela a donc été bonne journée pour Yamaha. Mais je n’ai pas beaucoup parlé de la moto. »

C’est la première fois que Luca est devant vous. Que ressentez-vous ?

« Vers la fin, malheureusement, j’ai eu quelques problèmes avec la moto, donc je n’ai pas pu faire le time attack de fin de journée. Si cela n’avait pas été le cas, j’aurais pu un peu améliorer. Mais je suis heureux pour Luca, j’ai parlé avec lui aujourd’hui et il était heureux car son rythme n’est pas mauvais. Il a déjà bien piloté et fait un bon pas en avant par rapport à hier, donc c’est une journée positive. Il est heureux ! »

Qu’est-ce qui est le pire pour vous : votre position ou l’écart avec le leader ?

« Les deux ! Les deux ! À coup sûr, la position n’est pas fantastique et mon chrono n’est pas fantastique. Aujourd’hui, je ne me suis pas senti très à l’aise avec la moto et à la fin nous n’avons pas non plus essayer d’attaquer avec le pneu tendre. Sinon, j’aurais pu faire un peu mieux, mais quoi qu’il en soit ce n’est pas le problème. Le problème, c’est que je n’étais pas assez rapide, donc maintenant nous devons analyser les données avec l’équipe et essayer de suivre une direction différente lors du prochain test. »

Demain est la journée de la femme et il n’y en a aucune en MotoGP. Comment pourrait-on faire pour palier à cela ?

« L’un des plus grands problèmes du paddock et du MotoGP, c’est que nous n’avons pas beaucoup de femmes. Nous en avons donc besoin de plus (rires). Le MotoGP et la compétition motocycliste ont des ambiances très masculines. Dans le passé, nous avons eu beaucoup de pilotes féminines qui ont réalisé également de bonnes performances, mais nous avons besoin d’un peu plus de femmes dans le paddock. À coup sûr, ce serait mieux pour tout le monde. Mais ce n’est pas facile, car quoi qu’il en soit c’est déjà difficile pour tout le monde. Il y a aussi beaucoup de jeunes pilotes garçons qui ont des problèmes pour y arriver car ils n’ont pas d’argent. Quelqu’un devrait organiser une aide ou un mouvement pour aider les pilotes féminines, comme une académie pour les femmes. Cela pourrait être une bonne idée. »

Crédit classement: MotoGP.com



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