Après trois Grands Prix disputés cette saison, Valentino Rossi se retrouve dans une position de dauphin de Dovizioso au classement général. Une situation intéressante que l’on n’avait plus connue depuis un bon moment au sein du team officiel Yamaha. Les premiers résultats des changements assumés semblent déjà donner leurs effets. Mais il ne faut pas s’enflammer. Et, surtout, poursuivre ainsi dans la durée…

Car une hirondelle ne fait pas le printemps. Par ailleurs, si une Yamaha, celle de Valentino Rossi, peut jouer placée, elle ne semble pas en mesure de dominer pour la victoire. Pendant ce temps, l’autre M1 officielle, avec Viñales dessus, connait trop de hauts et de bas.

Reste ce commentaire du Doctor après sa seconde place à Austin qui lui donnait son deuxième podium en deux Grands Prix : « Jerez sera un test significatif pour Yamaha car nous y avions énormément souffert en 2017 et en 2018 ». Le Grand Prix d’Espagne sera donc l’heure de vérité.

Sur la situation générale, il faut se référer à l’expertise du responsable de la télémétrie de Vale, en l’occurrence Matteo Flamigni : « le châssis fonctionne très bien, quelques chevaux de plus ne feraient pas de mal au moteur. Notre moto est assez lente par rapport à la concurrence, et ce sont des dixièmes importants qui sont perdus qui permettraient à Vale d’être en avance dans les moments décisifs ».

« Nous ne sommes pas encore au niveau, nous y travaillons, nous essayons de travailler de la meilleure façon possible pour atteindre ce résultat. Ce n’est pas facile, le niveau est très élevé, mais nous sommes confiants ». Les principales innovations sont attendues du département électronique de Brianza, qui bénéficie cette année d’une confiance et d’une collaboration accrues avec la société japonaise. « Avec l’électronique, nous nous sommes beaucoup améliorés ces derniers temps. Depuis l’année dernière, nous pouvons mieux gérer le pneu arrière. Nous n’en sommes qu’à la troisième course ».

De son côté, le team manager Lin Jarvis précise : « il existe maintenant une mentalité plus ouverte et plus partagée. Notre département d’ingénierie en Italie a été renforcé. Nous recrutons de nouveaux ingénieurs. C’est un signe que Yamaha Japon reconnaît qu’il lui faut une assistance en dehors de son propre groupe. Nous savons qu’il y a beaucoup d’expérience là-bas. Les fourches et les suspensions viennent d’Ohlins. Les freins viennent de Brembo. Les pneus viennent de Michelin… Nous avons évidemment une mentalité européenne. Je pense donc que nous pouvons être forts en combinant la mentalité européenne avec les méthodes de travail japonaises. Nous devons tous travailler ensemble ».

 



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