Goat, en anglais, ne veut pas seulement dire chèvre. En effet, c’est également l’acronyme de Greatest Of All Time, soit le « plus grand de tous les temps ». Cette expression, née aux États-Unis, revient souvent dans les débats concernant le basketball ou le football. Qu’en est-il du MotoGP ? Rossi est-il le plus grand pilote que nous ayons connu ? Voici la deuxième partie de ce débat.

Qui peut prétendre à ce titre ? Après avoir évoqué Valentino Rossi et Eddie Lawson dans la première partie, voici maintenant trois autres sérieux clients.

Giacomo Agostini, le roi (déchu ?)

Avant Rossi, il y avait Agostini. Le monstre sacré des Grands Prix. Le mythe, la légende. Avec 15 titres dont huit en catégorie reine (record), personne n’égale les statistiques du roi Ago. Cependant, ceci est à pondérer. Aujourd’hui, il est admis que Giacomo n’avait pas autant de concurrence que Rossi, le sport n’était tout simplement pas le même. MV Agusta régnait en maître sur les catégories 350cc et 500cc, y compris avant l’avènement d’Agostini.


Certes, le Tourist Trophy, (à l’époque au championnat), a été disputé et remporté par le roi, ce qui n’est pas le cas de Vale. Pourtant, ceci est un argument biaisé puisqu’il serait inconcevable de voir rouler des MotoGP actuelles sur la Snaeffel Mountain Course.


Ago avait cette aura mais difficile de comparer avec celle d’un Rossi, l’époque et l’évolution de la couverture médiatique jouant aussi contre lui.

 

Le roi. Photo : Nationaal Archief.

 

Mike Hailwood, « The bike himself »

Mike Hailwood revient souvent et à raison. Neuf fois titré dont quatre fois en 500cc, il est surtout supporté pour être le roi du Tourist Trophy. Mais là encore, l’époque dans laquelle il évoluait n’a rien de comparable et ses victoires au TT ne peuvent faire la différence contre un Rossi ou un Lawson. Hailwood avait un talent incroyable peu importe la machine enfourchée. Il y a de fortes chances pour que « Mike the Bike » et Agostini disposaient d’un niveau similaire mais l’italien a profité d’une moto supérieure une grande partie de sa carrière.

Pour l’aspect légendaire et le courage de ce pilote, Mike pourrait être un candidat au titre de GOAT. Cependant, quelques défaites cuisantes (notamment en 1961 contre Gary Hocking) le retiennent quelque peu.

 

Mike Hailwood et Giacomo Agostini lors du TT Assen 1967. Photo : ANEFO

 

Marc Márquez, l’OVNI

Depuis 2013, Marc Márquez s’affranchit de tous les records, un par un. À seulement 28 ans, il fait déjà partie de cette caste. Huit titres de champion dont six en MotoGP, le tout dans une ère très compétitive jusqu’en 2016. De plus, il a aussi su s’adapter à l’électronique unique, nivelant considérablement la grille. Par son style de pilotage au-delà des limites et son état d’esprit combatif mais toujours souriant, Márquez a révolutionné et rafraîchi la discipline.

Difficile de juger une carrière en cours, surtout au vu de son jeune âge. Aujourd’hui diminué, il est impossible de savoir s’il pourra de nouveau soulever la couronne de champion du monde. Quoi qu’il en soit, il restera à jamais cet alien, cet objet roulant non identifié qui défiait ses adversaires mais aussi la physique.

Qu’en pensez-vous ? Pour vous, qui est le GOAT ? À vrai dire, l’impact de Valentino Rossi est tel qu’il est difficile de ne pas l’élire. La MotoGP a changé de dimension depuis 2000 est nul ne peut nier l’importance de « The doctor » dans cette évolution.

 

Photo : Box Repsol

Photo de couverture : Michelin Motorsport 



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