Alors que Valentino Rossi était, comme la majorité de la population mondiale, soumis aux contraintes du confinement, la tendance sur son avenir proche faisait peu de doute : le Doctor allait poursuivre encore une année, en allant chez Petronas, où Yamaha lui a promis un guidon. Son entourage proche nous assurait de ce scénario. Mais dans le même temps, le patron malaisien Razlan Razali faisait savoir qu’il ne débordait pas d’enthousiasme de recueillir, autant le dire, un pilote vieillissant imposé par le constructeur d’Iwata, si prestigieux soit-il. Puis Vale s’est déconfiné et a commencé à commenter la situation. Et c’est inquiétant !

Valentino Rossi a clamé à qui voulait l’entendre qu’avant de se décider de poursuivre sa carrière, à 41 ans, il aimerait connaître exactement son niveau sur la nouvelle Yamaha. Car il jure qu’il veut courir pour des podiums et des victoires, et non pour la parade. Seulement voilà : la saison commencera au mieux le 19 juillet à Jerez et le même Valentino Rossi a dit : « nous sommes fin mai, je pense que je vais prendre ma décision dans les prochaines semaines. Tout le monde la connaîtra très rapidement. » Il a aussi ajouté, sibyllin, que prendre sa retraite ne sera pas un moment joyeux et qu’il serait donc peut-être préférable de l’annoncer sur un circuit à huis-clos, ce qui rendrait l’événement moins douloureux…

« Cela me permet de figurer ma future vie »

Du coup, il y a comme un doute… Et ce ne sont pas les dernières prises de positions du Doctor sur BT Sport qui vont rassurer : « je dois l’avouer, mon confinement s’est très bien passé », a-t-il confié lors de cette interview. « Je suis resté à la maison, je me suis reposé, j’ai passé du temps avec ma maman, ma compagne, mes animaux. Sincèrement, j’ai passé du bon temps. C’était très étrange pour moi car, depuis 1995, ma vie consiste à me rendre sur tous les circuits du monde. C’était un sentiment étrange au début, mais finalement, j’ai beaucoup apprécié le fait de rester à la maison. »

Le pilote de 41 ans s’est ainsi rendu compte que le quotidien loin des Grands Prix n’était pas si ennuyeux. Et qu’il avait même ses bons côtés : « surtout de vivre sans la constante pression des résultats et des courses : ça me permet de figurer ma future vie, celle que j’aurai après ma carrière. Je pense que je pourrai aussi profiter quand j’aurai arrêté. C’est une bonne chose et ça me permettra de prendre ma décision plus facilement. » On retient son souffle…



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