Certes, comparaison n’est pas raison, mais on ne peut nier, qu’en ce moment, c’est le grand ménage chez Yamaha en MotoGP. Les faits les plus récents vécus dans ce Grand Prix d’Autriche ont été la mise à pied de Maverick Viñales, accusé de carrément tentative de sabotage, et la fin de l’implication de Petronas, qui était le nerf de la guerre de son équipe satellite d’origine malaisienne, avec laquelle les relations ont toujours été particulières malgré les victoires. Justement, ces relations semblent systématiquement compliquées avec Yamaha, représenté par Lin Jarvis.

Ces derniers épilogues déçoivent et inquiètent mais ne surprennent pas vraiment tellement il y a toujours eu une tension dans les relations entre Yamaha et ses proches en Grand Prix. La période avec Tech3 est passée dans le domaine de la prescription et on ne s’y attardera pas, mais avec Razlan Razali, on gardera l’impression que les six victoires de ses troupes contre une seule pour les hommes de Jarvis en 2020 n’auront pas été considérées comme le succès d’une belle collaboration mais comme un crime de lèse-majesté.

On se souviendra aussi d’un Lin Jarvis voulant aller à la place de Razali sur le podium lors d’une concrétisation de la M1 malaisienne, l’Anglais essuyant un refus poli du chef d’écurie. Un team qui devrait être au firmament après avoir donné sa chance à Quartararo, avec le succès que l’on sait, après avoir joué pour Yamaha le titre l’an passé avec le Français puis son second pilote Morbidelli finalement vice-champion du monde.

Razali Petronas

Avec Yamaha, Petronas avait de quoi de poser des questions

Mais comme récompense, la structure Petronas n’a eu droit à aucun égard de la part de Yamaha qui a mis Rossi dans son box, laissé Morbidelli avec une M1 de Youngtimer tout en proposant à Rossi pour son aventure de chef d’équipe des motos moins chères en location. Et tant qu’on y est, Lin Jarvis a assuré que Morbidelli serait le futur équipier de Quartararo en 2022 dans l’équipe usine, laissant Razali résigné, sans le moindre pilote MotoGP en vue pour l’an prochain. Autant de déconsidérations qui décourageraient plus d’un sponsor de sortir son chéquier et de signer pour des millions.

Pendant ce temps, l’ambiance au sein du team officiel s’est progressivement dégradée avec Viñales pour en arriver à la vraie situation de crise que l’on connait aujourd’hui. Une mise à pied qui serait un préliminaire au licenciement sec selon les dernières rumeurs. Pour Razlan Razli, l’aventure devrait malgré tout se poursuivre avec des Yamaha « B-Spec » qui, au passage, ne devraient pas apporter grand-chose comme échange de données avec la structure usine dont la superbe n’est due qu’au seul Fabio Quartararo qui voit le vide se faire autour de lui.

Razlan Razali aimerait voir Marc Marquez à nouveau sur sa moto ...

 



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