Entre Johann Zarco qui s’est rendu à Aragon en moto et Fabio Quartararo qui répond de manière concrète aux demandes humoristiques des fans, nos deux représentants apportent un vent de fraîcheur dans le paddock MotoGP, bien loin de l’atmosphère parfois à couteaux tirés que l’on a connu ces dernières années…

En ce qui concerne Johann Zarco, nous avons déjà relaté les faits qui ont su séduire les plus anciens passionnés: 950 kilomètres entre son domicile et Aragon au guidon d’une Ducati 900 SS Darmah de 1981 prêtée par le “stagiaire à vie” Adrian Parassol, l’un des trois compères de l’excellente émission High Side ! Un voyage effectué en trois jours, que le pilote Pramac a parfois trouvé un peu longs.

Johann Zarco « Les 950 km se sont bien passés sur la vieille Ducati. C’était bien ! Le premier jour, on a fait 200 km pour atteindre le premier hôtel et retrouver les autres qui venaient d’Italie. La première nuit a été amusante car après le dîner tout le monde est allé dans le garage entier que l’hôtel avait mis à notre disposition et qui contenait aussi deux 2 CV, des vieilles Citroën. Nous étions tous avec des vieilles motos mais une seule a connu des problèmes. Ce n’était pas la mienne mais une BMW. C’est dommage pour le gars qui avait choisi une BMW et qui a connu des problèmes ! Ils ont travaillé jusqu’à une heure du matin pour résoudre le problème mais je suis allé au lit un peu plus tôt. Le jour suivant, cette moto a de nouveau connu un problème, peut-être après 200 km. Comme nous étions en France et que c’était mon territoire, j’ai pu arranger les choses pour que des personnes s’occupent de la moto et déchargent les Italiens de tout souci pour renvoyer la moto à son domicile. Mais cette deuxième journée a été un peu trop longue : Nous avons fait 500 km en 7h30 de roulage, dans une journée de 10 heures puisque nous sommes partis à 8h30 et que nous sommes arrivés à 18h30. C’était un peu long mais c’est ça l’aventure. Le dernier jour, nous avons fait les 200 derniers kilomètres en Espagne. Nous connaissions bien la route : ça ressemble au désert et c’est très joli, mais c’était un peu trop long car il y a beaucoup de très longues lignes droites. Les virages sont bien aussi mais vous devez rouler vite pour vous y amuser, et le groupe de 10 pilotes n’allait pas assez vite pour s’amuser dans ces virages en Espagne. Mais c’était bien et c’est maintenant amusant dans le paddock car il y a énormément de vieux, des vieux mécaniciens à qui je n’ai pas parlé depuis 10 ans, qui me disent ” Good job Zarco ! ” (Rires).
C’est amusant car je ne l’ai pas fait pour ça, mais je peux voir que j’ai touché beaucoup de personnes et leur ai procuré du plaisir en ayant le courage de partir avec cette vieille moto. J’étais inquiet ! Je dois reconnaître que j’étais inquiet quand j’ai pris la moto et que j’ai fait les 30 premiers kilomètres pour ramener la moto chez moi, je me suis dit ” OK, quand je dis quelque chose, je le fais “, mais j’étais inquiet car cette moto était peut-être une erreur. Finalement, après 200 km, le sourire est revenu, donc j’étais heureux. J’étais aussi très heureux de ne pas avoir eu le moindre problème : je n’ai pas rajouté la moindre goutte d’huile ! J’en avais amené avec moi mais je n’y ai pas touché, peut-être parce que je ne savais pas comment contrôler le niveau d’huile. Mais au moins, j’ai pu terminer. Je ne rentrerai pas avec car je ne prendrai pas le risque de remonter tout seul : le groupe repart en moto mais ils vont à Barcelone et prennent le bateau. Si j’étais avec la Multistrada, je rentrerai directement chez moi dimanche soir car c’est une moto facile. »

Concernant Fabio Quartararo, son action inhabituelle a été la conséquence d’une de ces déclarations dans laquelle il reconnaissait qu’il s’autorisait à manger un hamburger le dimanche soir après une course, sorte de récompense après des jours de travail intense et d’un régime alimentaire beaucoup plus strict.

Du coup, une fan espagnol a dessiné une pancarte proposant d’échanger les gants du pilote français contre un hamburger, pancarte filmée par les caméras de Dorna Sports et vue en direct par El Diablo avant la FP4 dans son box, ce qui l’a fait beaucoup rire.

Satisfait de sa qualification en première ligne quelques minutes plus tard, le pilote français n’a pas hésité à enfreindre le protocole pour, à la grande surprise des officiels, traverser la piste et aller lancer ses gants en direction de ladite fan qui n’en espérait probablement pas tant !

L’histoire ne dit pas si celle-ci a bien livré le hamburger, mais voir une telle interaction remplie d’humour et de bonne humeur entre un pilote MotoGP et une partie du public apporte un vent rafraîchissant sur un sport qui nécessite par ailleurs concentration totale et prise de risque. Une façon aussi de saluer le retour progressif du public lors des Grands Prix

On aime !

Fabio Quartararo: « C’est un panneau que j’ai vu avant la quatrième séance d’essais libres, et il est assez marrant donc j’ai décidé de donner ma paire de gantsJe pense que c’était à faire, surtout que ça fait tellement longtemps que nous n’avions pas vu les fans. Ça leur fait plaisir. »



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