La conférence tenue à l’issue des qualifications du Grand Prix de Grande-Bretagne MotoGP sur le circuit de Silverstone a accueilli Marc Márquez, Valentino Rossi, Jack Miller, Álex Márquez et Tony Arbolino.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les propos bruts de Valentino Rossi, sans la moindre interprétation journalistique.


Valentino, bienvenue de retour à la conférence de presse du samedi. Vous avez fait une belle qualification, mais d’une façon générale, vous devez être enchantés d’avoir fait un week-end très solide, car il ne s’agit pas seulement d’un tour unique…

Valentino Rossi : « oui, oui, je me sens bien avec la moto déjà depuis vendredi et j’ai un plutôt bon rythme. Nous avons bien travaillé durant les essais en essayant de progresser, et j’ai également été fort en FP4. Je sais donc que la qualification est très importante car aujourd’hui si vous voulez vous battre pour le podium, vous devez partir au maximum depuis la 5e ou 6e place. Après, la qualification a été un peu délicate car je suis parti le dernier avec le premier pneu mais tout le monde attendait dans la ligne droite de derrière, donc parti dernier, je suis arrivé premier sur la grille et je ne voulais pas tirer tout le monde. J’ai donc ralenti mais je savais que je n’avais qu’une seule carte à jouer et, à la fin, j’étais avec Marc et Jack mais j’ai essayé dans le dernier tour, et c’était un très bon tour. J’ai beaucoup apprécié ».

C’est une très belle opportunité pour vous de revenir sur le podium…

« Oui, il semble que je sois plutôt compétitif et c’est très important car nous avons beaucoup souffert en milieu de saison. J’étais très lent et je n’étais pas en mesure de piloter la moto à la limite. Mais après la pause, à partir de Brno, nous avons changé beaucoup de choses sur la moto et, peu à peu, j’ai pu retrouver le feeling. C’est donc bon d’être fort ici car l’Autriche était mieux de Brno, et ici c’est un peu mieux qu’en Autriche. Mais vous savez, la liste est très longue : je veux me battre pour le podium mais il y a selon moi 5 ou 6 pilotes qui ont un très bon rythme. Il sera donc important de tout faire au maximum, dès le départ ».

Valentino, il n’est plus question aujourd’hui d’une hypothétique retraite en fin de saison ?

« (Rires) aujourd’hui, non ! Il reste encore du temps (rires) ».

Pourquoi votre Yamaha fonctionne mieux sur cette piste ?

« Bonne question… Le tracé du circuit, le rayon des virages qui est bon pour notre moto, moyens–rapides, et bien sûr le nouvel asphalte qui a une bonne adhérence nous aide. Je pense que les bosses ne nous aident pas beaucoup. Je veux dire que notre moto est très bonne sur les bosses, elle est stable et nous pouvons être forts même avec des bosses. Il semble que dans la dernière période, finalement, Yamaha a commencé à travailler dans la bonne direction. C’est sûr que ce n’est pas facile mais ils ont commencé à faire des choses intelligentes. Cela change beaucoup la situation, comparé aux 2 dernières années, et il semble que déjà, avec simplement quelques petits réglages, la moto est meilleure, nous pouvons mieux accélérer et il est plus facile de piloter dans à peu près toutes les parties du virage. Donc même si nous ne sommes pas encore assez rapides en ligne droite, je pense nous avons amélioré le reste d’une façon générale. Et cette piste nous aide également ».

Avez-vous utilisé la période que vous décrivez difficile pour renforcer votre motivation ? Et craignez-vous la course de demain qui sera longue et avec des températures élevées ?

« Oui, 20 tours, c’est très long à Silverstone. C’est vrai. Et il fera chaud mais nous ne pouvons pas nous plaindre car il fait habituellement ici 5° avec de la pluie pendant 3 jours. On ne va donc pas se plaindre du soleil (rires) d’autant que je me sens très bien quand il fait chaud, bien mieux que quand il fait froid ».
« Je sais que j’ai la motivation et que je peux être fort car je me sens bien physiquement. Je ne suis pas mal. Mais cela dépend beaucoup du feeling sur la moto car en milieu de saison, sincèrement, j’étais optimiste puisqu’il s’agissait de piste que j’aimais, comme le Mugello, le Sachsenring, Assen, Barcelone, mais nous avons été dans une très mauvaise situation et nous nous sommes un peu perdus, puisque je n’étais pas en mesure de piloter la moto. Vous le voyez aussi avec Lorenzo : si vous n’êtes pas à 100 % et si vous ne pilotez par votre moto à 100 %, aujourd’hui vous n’êtes plus P7, vous êtes P 18 car tout le monde est fort. Donc il est normal qu’à mon âge et à ce moment de ma carrière, si je fais 3 très mauvaises courses les gens commencent à dire ” Il est vieux et il est temps qu’il reste chez lui “. C’est comme ça. Pour cette raison, je suis encore plus heureux car je sais que si je pilote bien, je peux être compétitif. C’est donc déjà un bon résultat mais nous essaierons demain. L’important est demain, essayer de faire une bonne course et de se battre pour le podium ».

Qu’est-ce que Yamaha a fait sur les motos pour qu’elles fonctionnent mieux depuis deux ou trois courses ?

« Nous avons bien travaillé en accélération et, en particulier, nous essayons d’être plutôt rapides mais de préserver le pneu. Car nous avons toujours souffert de ça durant les dernières années. Peut-être que vous pouvez faire 5 tours, mais après nous souffrions de la dégradation des pneus, en particulier comparé aux Honda et aux Ducati. Nous avons donc commencé à travailler d’une façon plus intelligente. Ici, à Silverstone, c’est bon pour Yamaha mais ce n’était pas si mal en Autriche et Quartararo a fait un podium. Nous étions un peu trop loin de Dovi et Marc, mais quoi qu’il en soit, bien mieux que les dernières années ».

Il y a 2 ans, vous avez fait une très bonne course ici : vous avez mené beaucoup de tours mais vous n’avez finalement pas gagné la course. Est-ce possible d’utiliser la même tactique mais de gagner demain ?

« En 2017, c’était pareil : Marc était en pole et j’étais 2e. Au départ, j’ai pu rester devant et, comme je me sentais bien sur la moto, je suis resté beaucoup de tours en tête, 16 ou 17. Mais vers la fin, nous avons davantage souffert avec les pneus et c’était difficile. Dovi a donc été un peu plus rapide que nous, même si au final nous sommes arrivés ensemble sur la ligne avec Dovi et Viñales. Mais il est difficile d’essayer d’analyser la course le samedi. Vous pouvez en avoir une idée, mais l’important sera de voir comment se passe le départ, et comment vous vous sentez durant le premier tour avec les pneus. Je pense que cette fois, 4 ou 5 pilotes ont un très bon rythme, donc nous verrons bien ».

La Yamaha rend 10 ou 11 km/h en vitesse de pointe à ses concurrentes. Est-ce obligatoire demain de partir devant Marc pour essayer d’avoir une chance de le contenir ?

« Oui. Bien sûr, il est difficile de doubler avec notre vitesse de pointe. Nous avons beaucoup souffert à de nombreuses reprises. Nous avons beaucoup souffert en restant coincés derrière des pilotes plus lents car la vitesse de pointe est un gros problème pour nous. Car aujourd’hui, je pense nous somme les plus lents d’une façon générale, pas seulement derrière 4 ou 5 motos. Mais vous savez, pour rester devant et essayer de bloquer Márquez, vous devez être très très rapides, car il semble que de toute façon, ce soit le gars avec le plus de rythme. Donc je ne sais pas. Nous verrons. Je pense que Quartararo et Viñales, mais également Jack, Rins, et Dovi, et Crutchlow, ont un bon rythme. Donc la liste est très longue (rires). Peut-être que l’on restera tous ensemble ».

Classement Qualification 2 Grand Prix de Grande-Bretagne MotoGP :

Classement Qualification 1 Grand Prix de Grande-Bretagne MotoGP :

Crédit classements et photo : MotoGP.com

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