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En ce deuxième et dernier jour des essais espagnols, les vingt-et-un pilotes présents essayaient de nombreuses pièces et beaucoup de réglages afin de disposer d’un maximum de données pour que les ingénieurs puissent travailler cet hiver. La récompense des pilotes viendra plus tard en fin d’après-midi sous la forme d’un ou deux trains de pneus neufs pour réaliser un super chrono.

En ce début d’après-midi, à l’heure du tardif déjeuner espagnol, c’était Johann Zarco qui avait réalisé le plus grand nombre de tours avec 33 unités, la plupart réalisés avec un unique train de pneus afin d’évaluer le châssis 2017. Chez Yamaha, ce mercredi, Vinales utilisait deux châssis 2017, Valentino Rossi deux 2016 avec un moteur 2017 et un 2018, et Johann Zarco deux châssis 2017. Le team manager Massimo Meregalli expliquait : « La plage d’utilisation des pneus Michelin est très étroite, et dimanche dernier nos adversaires étaient plus dans cette plage que nous. Nous comparons nos différents châssis pour obtenir une meilleure adhérence en sortie de courbe, mais également pour mieux préserver les pneumatiques pendant la deuxième partie de la course ».

Chez Ducati, l’équipe d’usine n’avait pas grand-chose de neuf à tester, ses GP18 ne faisant leur apparition que lors des tests de Sepang fin janvier. Andrea Dovizioso et Jorge Lorenzo en profitaient pour découvrir les deux nouveaux pneus arrière – un dur et un tendre – que Michelin avait amenés, dotés d’une nouvelle gomme destinée à améliorer l’adhérence et la longévité.

Toujours chez Ducati, mais au sein de l’équipe Aspar, c’était le calme plat. Alvaro Bautista et Karel Abraham, ayant chuté lourdement la veille, ne roulaient pas. En début d’après-midi, la température de l’air était de 15° et celle de la piste de 20°. Lorenzo essayait le carénage aéro tandis que Dovizioso conservait le carénage normal habituel. La seule exception était qu’un des deux carénages de Dovi comportait une entrée d’air différente de celle utilisée jusqu’à présent, ce qui laissait supposer l’essai d’une boîte à air différente, en vue probablement de l’intégration dans la GP18.

Chez Honda, une entrée d’air un peu plus large était essayée sur une des RC213V de Takaaki Nakagami, désormais donc promu pilote de test pour Honda. Chez Marc VDS, on chauffait l’autre Honda de Franco Morbidelli :

Andrea Iannone et Alex Rins tournaient sur leur Suzuki après avoir été absents la veille en raison d’une intoxication alimentaire, mais l’Italien perdait l’avant dans le virage 2, heureusement sans gravité. Il avait alors un bon rythme en 1’31.011, à 07 du meilleur temps de Marc Marquez alors en 1’30.288, 0.2 devant Jorge Lorenzo et 0.6 devant Aleix Espargaro.

Vers 13h30, les mécaniciens de l’équipe Pramac Racing démarraient le moteur de la Honda avec laquelle Jack Miller avait chuté le matin, alors tout seul en piste.

Johann Zarco montait finalement deux pneus neufs, un médium à l’arrière et un tendre à l’avant. Il bouclait ainsi son quarantième tour, alors que Xavier Siméon parvenait à 39 et Valentino Rossi à 38.

KTM faisait tester à Pol Espargaro et Bradley Smith de nouvelles jantes avant. Sans trop de succès à priori car Espargaro perdait l’avant en relâchant les freins à l’entrée du virage 14.

Avant le grand sprint final, Marc Marquez menait toujours en 1’30.288, 0.2 devant Jorge Lorenzo et 0.5 devant Johann Zarco.

Résultats de la deuxième journée à 14h :

Chronos de référence :

Record des essais : 1’29.401 par Jorge Lorenzo (Yamaha) en 2016

Record du tour : 1’31.171 par Jorge Lorenzo (Yamaha) en 2016

Meilleure vitesse de pointe : 335,9 km/h pour Andrea Dovizioso (Ducati) en 2015

Photo © motogp.com / Dorna

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