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Les deux premières lignes de la grille de départ de cette « sprint race » étaient composées de Tom Sykes (BMW Motorrad WorldSBK Team), Jonathan Rea (Kawasaki Racing Team WorldSBK), Leon Haslam (Kawasaki Racing Team WorldSBK), Peter Hickman (BMW Motorrad WorldSBK Team), Loris Baz (Ten Kate Racing – Yamaha) et Álvaro Bautista (Aruba.it Racing – Ducati).

Johnny Rea était très satisfait de sa victoire de la veille : « J’ai raté mon panneau de signalisation lors de mon premier tour, mais au deuxième tour, j’ai constaté que j’avais déjà un écart assez important. Cela fait plusieurs années que je pilote la Kawasaki et, même si nous ne courons pas beaucoup sur le mouillé, la configuration sur sol mouillé est plutôt bonne. Même lors de changements de conditions – complètement mouillé, à moitié mouillé ou sur piste séchante – il semble que ce soit une moto de laquelle vous pouvez extraire beaucoup de stabilité. Vous pouvez donc bien l’arrêter, puis utiliser votre poids corporel. Je savais que si je pouvais arriver à la limite assez tôt, je pourrais prendre un pari pendant que le reste des autres gars se mettait à niveau. À la fin de la course, j’ai pensé que je devais continuer à avancer car je savais que s’il y avait un manque de concentration, il serait très facile que quelque chose se passe mal dans ces conditions. Alors j’ai continué jusqu’au dernier tour et je l’ai fait. Mais la course était vraiment longue ! Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais après la course de sprint de Jerez, l’écart qui nous séparait était de 61 points. C’est la course et tout peut arriver ».

Alvaro Bautista était morose : « La course, c’est la course, il ne s’agit pas uniquement de mathématiques, ces choses-là peuvent arriver. Parfois cela vous arrive à vous, et parfois, à d’autres pilotes. Au final, je suis content parce que nous avons une bonne moto, de ce côté-là tout va bien, mais lors des dernières courses, nous avons perdu beaucoup de points. Mais c’était notre erreur et nous payons pour cela ».

Loris Baz n’était pas mécontent : « Au début, je pensais être plus rapide que Tom Sykes et Leon Haslam, mais une fois à leur rythme, je n’ai pas été en mesure de les suivre. Ils ont donc creusé peu à peu l’écart et il s’agissait pour moi de gérer la fin de course. C’était compliqué, en particulier en raison du grip qui m’a donné quelques frayeurs. C’est une quatrième place, on aurait voulu mieux, mais nous sommes malgré tout très heureux ».

Leon Haslam, qui habite à côté du circuit, s’est interrogé : « Que puis-je dire à propos de Donington Park, ma course à domicile? Courir devant mon public, vous ne pouvez pas vraiment expliquer à quel point c’est bon. Surtout à Donington, qui est juste en bas de la route de ma maison. Nous avons fait de bons progrès après les essais à Jerez et nous venons de décrocher deux podiums à Misano. Ça ne pouvait donc pas se produire à un meilleur moment. Kawasaki a un bon bilan à Donington et je pense que, fondamentalement, nous y sommes forts ».

L’an dernier, le Néerlandais Michael van der Mark s’était porté en troisième position avec sa Yamaha dès le premier tour avant de dépasser les deux Kawasaki officielles, alors en duel, entre le 12e et le 15e tour. La pression s’installait au fur et à mesure des tours restants, mais il n’y eut pas de contre-attaque et van der Mark l’emportait brillamment. Il réitérait l’exploit lors de la Course 2, après s’être élancé depuis la neuvième place sur la grille. « Mickey » ne remportait plus de courses en 2018 mais montait sur les deuxième ou troisième marches du podium à Brno, Misano, Portimao et Magny-Cours, ce qui lui valait la troisième place au classement final.

Pour Marco Melandri (GRT Yamaha Supported WorldSBK), « J’aime Donington Park, après ce qui a été pour moi un bon week-end à Misano. Donington est une piste que j’aime et qui convient à mon style de pilotage. A en juger par la double victoire de Michael van der Mark la saison dernière, c’est aussi une piste sur laquelle la Yamaha fonctionne vraiment très bien. Je dois travailler sur les qualifications pour améliorer ma position sur la grille pour les courses, mais je pense que nous avons le potentiel pour vraiment faire une bonne course ce week-end et j’en suis heureux ».

Rea remporte une course raccourcie

A l’occasion de cette « sprint race », disputée sur un total de 10 tours, la température de l’air était de 16° et celle de la piste de 33°. Le plus rapide à s’élancer au départ était Tom Sykes devant Johnny Rea, Leon Haslam, Toprak Razgatlioglu, Álvaro Bautista, Peter Hickman et Loris Baz. Sykes menait devant Rea, Haslam, Razgatlioglu, Bautista et Baz qui venait de dépasser Hickman.

Derrière Sykes et Rea, Razgatlioglu s’emparait de la troisième position en doublant Haslam, tandis que Bautista conservait la cinquième place devant Baz, Lowes et Davies.

Sykes, Rea, Razgatlioglu et Haslam se livraient une très belle bagarre en tête, distançant légèrement le deuxième groupe composé de Bautista, Baz et Lowes.

Rea passait en tête à la mi-course, suivi de Sykes, Razgatlioglu et Haslam. Bautista se rapprochait des quatre hommes, suivi par Loris Baz.

Rea conservait le commandement, mais Sykes restait très menaçant. Razgatlioglu et Haslam luttaient pour la troisième place, quand la course était arrêtée au drapeau rouge en raison d’une chute impliquant Delbianco, Melandri, Torres, Mercado, Rinaldi et Kiyonari qui chutaient sur de l’huile perdue par le moteur d’Hickman.

Rea était déclaré vainqueur devant Razgatlioglu, Haslam, Bautista, Baz et Lowes. Sykes (deuxième) était disqualifié pour ne pas être rentré aux stands dans les 5 minutes après la présentation du drapeau rouge sans prendre de raccourci.

Résultats de la Course 2 (« Sprint Race ») :

Classement provisoire du Championnat du Monde :

Vidéo : Johnny Rea en caméra embarquée

Photos © worldsbk.com / Dorna, constructeurs et équipes