Le sextuple Champion du Monde de WSBK qu’est Jonathan Rea a subi trois défaites en trois courses sur le champ de bataille lors de la campagne de France de la catégorie dans la Nièvre. Mais son équipe Kawasaki lui a fait récupérer un succès sur le tapis vert alors que le paddock faisait ses bagages pour quitter Magny-Cours. Cette issue changerait-elle la belle ambiance empreinte de sportivité et de respect mutuel qui domine jusqu’à présent le duel au couteaux tirés opposant l’Irlandais du Nord à celui qui se révèle être comme un de ses plus grands rivaux de carrière : Toprak Razgatlioglu ?

Pour ça, il faudra attendre la prochaine confrontation attendue en Catalogne du 17 au 19 septembre prochains. Car lorsque Rea a fait son bilan nivernais, il n’était pas encore au courant qu’il allait récupérer le succès de la course Superpole… « Entre moi et Toprak, il y a un grand respect, on discute, on discute et on se serre la main dans le parc fermé pour se féliciter. Il est l’un des plus grands rivaux et j’ai une meilleure relation qu’avec les autres. Je l’admire, il pilote bien et il est super rapide. Pour moi, c’est une incitation à se battre avec lui, alors nous nous améliorons mutuellement. Evidemment j’espère gagner à la fin ».

Et l’Irlandais du Nord espère même gagner d’une certaine manière : « mon souhait est de remporter le titre dans le dernier tour de la dernière course comme Edwards l’a fait avec Bayliss. Ce serait quelque chose de fantastique, mais aussi de stressant ».

En attendant voici la vidéo qui montre que c’est bien Rea qui a signalé à Kawasaki un doute sur les limites de la piste lors de la course Superpole, amenant ainsi le constructeur a posé une réclamation qui a abouti au déclassement du Turc

Rea : “les 500 tours moteur de moins font une différence

Par ailleurs, Jonathan Rea a aussi signalé sur GPOne une situation technique imposée par le règlement qui montre que la tension est tout de même montée d’un cran à Magny-Cours, malgré les discours bienveillants : « bien sûr, les 500 tours moteur de moins font une différence, car nous avons travaillé tout l’hiver dans une seule direction. Nous avons dû nous déplacer tardivement vers d’autres zones pour récupérer et combler le vide. Le problème est que dans ce Championnat du Monde, il y a beaucoup de pilotes forts, capables de se battre pour le podium à chaque course. La seule chose que je peux dire, c’est que je n’abandonnerai pas et que je donnerai tout jusqu’à la dernière course ». Voilà qui promet…

Rea



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