On sait que l’autre passion de Scott Redding après la moto est la boxe. Et après les premiers rounds de cette saison de WSBK, l’Anglais de chez Ducati est pratiquement compté dix après l’uppercut reçu à domicile à Donington. Le voilà non seulement à 66 points au championnat d’un leader Razgatlioglu qui lui a pris sa place de challenger de Rea, mais en plus, il se montre si irrégulier sur sa Panigale V4R qu’il se définit progressivement comme un figurant jouant les variables d’ajustement. De quoi se mettre en colère et Redding l’est, en effet, si l’on s’attarde sur son dernier entretien avant d’attaquer Assen, ce weekend.

Scott Redding serre les poings et refusera quoi qu’il arrive de jeter l’éponge. Il est pourtant bel et bien dans les cordes après une entame de saison en WSBK loin de ses attentes et qui contrarie son objectif de décrocher le titre : « ce n’était pas le départ que je voulais, à la fois à cause d’erreurs et de malchance, mais l’objectif reste le titre, et pour cela nous avons besoin de plus de régularité » commente l’officiel Ducati en WSBK. Il sait où il doit chercher la différence : « nous ne manquons de rien par rapport à l’année dernière, puisque nous sommes plus ou moins dans la même situation, et c’est ça le problème. Car les autres équipes ont fait des petits pas en avant décisifs ».

Il y en a notamment une qui a fait un bon en avant. Il s’agit de Yamaha. Mais Redding n’est pas tellement surpris : « Toprak Razgatlioglu est un pilote très talentueux, avec de nombreux atouts, et comme prévu lors de sa deuxième saison avec Yamaha, il a fait un pas en avant certain, ce que nous attendions également. Yamaha travaille pour lui, comme Honda l’a fait avec Márquez en MotoGP, et les résultats sont là : ils sont rapides, les autres pilotes d’usine sont moyens ».

Scott Redding et les huit Ducati en MotoGP : “plus de quantité ne veut pas toujours dire qualité”

Redding parle ainsi du MotoGP, une occasion d’enchainer sur la politique sportive de Ducati. Sur Motosprint l’Anglais se montre direct sur un sujet qui va mobiliser toutes les forces vives du département compétition de la marque, au risque de voir le programme WSBK en subir les conséquences… « Plus de quantité ne veut pas toujours dire qualité, et Suzuki en est un exemple : ils n’ont que deux motos et ils sont très concentrés. Peut-être que Ducati a une vision différente de la situation. Certes, plus de motos vous donnent plus de possibilités, mais peut-être plus de pression sur l’usine. Cependant, en fin de compte, le fait que tant d’équipes aiment Ducati confirme à quel point l’usine se porte bien. »

Une usine au sein de laquelle Redding voudrait rester, même si, en ce moment, l’ambiance est un peu lourde : « j’ai commencé à parler à Ducati, car j’aimerais rester ici. Je veux gagner le titre et seules trois maisons pour le moment peuvent le faire : je suis dans l’une d’entre elles, donc j’aimerais rester pour poursuivre l’objectif commun ». Les négociations sont donc en cours tandis que Redding sait qu’il n’a pas que des amis en Italie…

Il répond donc à ses détracteurs : « les critiques ? Putain, je m’en fous. Après tout, je fais de mon mieux et je suis la première Ducati en qualifications, donc ils ne devraient pas me critiquer. J’ai rencontré quelques difficultés lors des premières courses, mais beaucoup de gens ont douté de moi tout au long de ma carrière, donc j’y suis habitué. Je pense qu’en général, les gens devraient faire preuve de respect, en gardant également à l’esprit que la plupart des gens qui critiquent les motards n’ont jamais conduit de moto. »

Scott Redding Ducati

 

 

 



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