Scott Redding a éclaté sur le devant de la scène en pulvérisant un record qui appartenait à Marco Melandri et qui datait d’une dizaine d’années, celui de plus jeune vainqueur en Grand Prix. C’était lors du British GP 125 cm3 de 2008 à Donington, alors que le jeune Britannique n’était âgé que de 15 ans et 170 jours. Tous les records sont faits pour être battus, et Can Öncü a dépossédé Scott pour la petite catégorie en 2018 à Valence, âgé de 15 ans et 115 jours.

Redding a navigué en GP en 125 cm3 (2008 et 2009), Moto2 (2010 à 2013), MotoGP (2014à 2018, sur Honda, Ducati et Aprilia). Son meilleur résultat a été la place de vice-Champion du Monde obtenue en Moto2 en 2013.

Après une saison difficile en 2018 en MotoGP sur Aprilia (21e du Championnat), Scott est parti en British Superbike, remportant la couronne pour Ducati, ce qui lui valait de remplacer Álvaro Bautista au sein de l’équipe d’usine aux côtés de Chaz Davies cette année. Redding découvrait ainsi de nouveaux adversaires et de nouvelles machines : « BMW m’a déjà surpris l’année dernière, leur nouvelle moto était compétitive dès le départ », a déclaré Scott à Ivo Schützbach de Speedweek.com. « Je ne peux pas dire ce qu’il leur manque, mais il leur manque encore la cerise sur le gâteau. »

Scott ne dérogeait pas à cette tradition des pilotes britanniques inaugurée par Chaz Davies et Eugene Laverty il y a quelques années, qui consiste à se moquer plus ou moins gentiment de Tom Sykes, depuis que celui-ci avait regretté l’abondance de relief du circuit de Portimão.

« Sykes était rapide lorsqu’il roulait pour Kawasaki. Lorsque Johnny Rea a rejoint l’équipe, il a placé la barre plus haut. Il a utilisé tout le potentiel de la moto. Et Tom ne s’en est jamais vraiment remis. »

Scott Redding a inauguré son mondial Superbike à Phillip Island en début d’année avec trois troisièmes places en trois courses. Cela lui vaut d’occuper la deuxième place du classement provisoire avec 39 points, derrière Alex Lowes (51), et devant Toprak Razgatlioglu (34) et Johnny Rea (32).

« Je ne connais aucun de ces pilotes, je ne sais pas comment ils courent », a constaté Redding. « Les regarder à la télévision et faire la course contre eux sont deux choses différentes. Ces pilotes sont tous forts. »

« Je découvrirai ce que je peux faire lors des prochaines courses. En BSB, j’avais plus d’expérience de la course que les gars autour de moi, donc j’avais toujours tout sous contrôle. »

« Je savais quand attaquer, où doubler et comment creuser l’écart. C’est grâce à mes dix ans de Championnat du monde. Les gars du Championnat du Monde de Superbike ont les mêmes connaissances. C’est aussi la grande force de Johnny Rea, il est très intelligent. »

« Chaque fois que Bautista a mené des courses l’année dernière, il a creusé un net écart par rapport à tout le monde.

« Je sais qu’il est fort. Mais la Honda ? Même s’il avait été capable de gagner en Australie, je ne l’ai jamais vu au niveau de Bautista sur la Ducati l’année dernière. C’était la combinaison du meilleur pilote sur la meilleure moto. Peut-être que Bautista peut aussi gagner des courses cette année, mais je ne le vois pas dans la lutte pour le titre. Mais qui sait, peut-être ai-je tort. »

 

 

Source : Speedweek.com

Photos © Ducati



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