Ce week-end, en Argentine, et malgré bien des péripéties dues à la crise sanitaire, le WSBK va vivre une manche sous haute tension dans une saison déjà électrique. En effet, entre les duellistes pour le titre que sont Toprak Razgatlioglu équipé en Yamaha et Jonathan Rea comme officiel Kawasaki, l’écart n’est que de 24 points alors qu’il en reste encore 124 à récolter d’ici le coup de sifflet final. Et c’est tellement tendu que dès la première course du samedi, tout peut basculer…

Il ne faudra rien rater de cette compétition du mondial Superbike dont le départ sera donné le samedi 16 octobre à 20h00 sous nos latitudes. D’Argentine sera ainsi lancée la Course 1 de ce dernier rendez-vous d’un calendrier qui a choisi de vivre son final en Indonésie. Mais avant ça, le site de San Juan dans les Andes devra rendre son verdict. Qui peut être final.

Ainsi, avec 24 points d’avance au championnat, Toprak Razgatlioglu peut mathématiquement décrocher le titre ce week-end. Pour ça, le Turc devra mener par 62 points ou plus avant l’Indonésie, même en tenant compte d’une possible égalité prononcée là-bas, à Mandalika. Toprak compte en effet dix victoires en course, contre cinq pour Rea. Donc, même si ce dernier remporte les quatre courses restantes et que le championnat se termine à égalité, Toprak a déjà un avantage dans sa poche.

En Argentine, la tension sera extrême dès la Course 1

Mais pour en arriver là, il faudra avant tout que le protégé de Kenan Sofuoglu termine devant Rea dans la course 1, ou marquer un point de plus que lui au minimum. Cela signifie que si Rea remporte la Course 1, la course au titre est garantie pour l’Indonésie… cela implique aussi que le sextuple Champion du Monde doit battre Razgatlioglu dans la course 1 pour garantir que la course au titre se déroule en Indonésie. Comme pour ajouter à de l’émotion dans une échéance qui n’en manque déjà pas, tout se jouera le jour de l’anniversaire de Razgatlioglu

Au vu de l’ambiance générale sur et hors de la piste, avec notamment des saynètes provocatrices en fin de course, sans parler de la campagne consistant à accuser la génération turque formée par Kenan Sofuoglu d’être trop agressive pour mieux en appeler à la sanction des officiels, il sera passionnant de suivre cette joute argentine. Même avec un décalage horaire mettant les courses à 20h00 le samedi et le dimanche et la compétition sprint à 17h00 pour le seul dimanche.




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