Loris Baz est le pilote que l’on n’attendait pas à voir surgir sur le marché des transferts du mondial Superbike. Et pourtant, il aura fallu deux piges particulièrement réussies à Jerez et à Portimao pour que le Français bouleverse l’échiquier. Ducati doit surveiller l’actualité et le suivre de près tandis que BMW a lancé ses filets en sa direction. Une convoitise qui l’amuse car il se souvient de l’an passé. A présent dans une position favorable, il rend la monnaie à certains et n’hésite pas à dire ses quatre vérités…

Loris Baz confirme par sa fraicheur ramenée du nouveau monde à l’occasion d’une pige en WSBK ce que Fabio Quartararo démontre depuis le début de cette saison en MotoGP : le chrono ne tombe pas si on n’aborde pas sa chasse avec le plaisir d’être sur une moto. Une approche sans doute expliquée par leur manager commun Eric Mahé et comprise jusqu’à Jules Cluzel qui fait aussi partie de cet environnement. On rappellera qu’après un gros accident à Magny-Cours, le tricolore du GMT94 a renoué avec la victoire en Supersport à Portimao.

Et Loris Baz ? Il n’a certes pas gagné sur la Ducati Go Eleven en remplacement d’un Chaz Davies par ailleurs opportunément aux mêmes mensurations que lui… Mais il a pris trois podiums sur la piste avant d’en perdre un sur le tapis vert, et il a marqué, lors de ses deux sorties à Jerez et Portimao, 53 points et s’est hissé à la 14e position du classement des pilotes. Le week-end à Portimao, un seul pilote a pu accumuler plus de points que Baz : le pilote officiel Ducati Scott Redding qui a totalisé 49 points grâce à ses trois deuxièmes places. Loris Baz a quant à lui obtenu 36 points malgré une pénalité.

Une démonstration qui n’est pas passée inaperçue : « j’ai reçu beaucoup de messages de Paolo Ciabatti, le directeur sportif de Ducati, avec des remerciements et des félicitations », a commenté Baz sur ‘Motorsport-Total.com‘. Et il entre dans le vif du sujet : « Ducati et GoEleven m’ont donné l’opportunité de montrer que j’appartiens à ce paddock », note-t-il. « J’ai pu montrer aux gens qui m’ont promis trop de choses l’année dernière qu’ils auraient dû m’évaluer différemment. Maintenant, je peux terminer la saison avec un grand sourire. Voyons ce qui se passera dans le futur ». Voilà qui est dit fort est clair…

Au lieu de se plaindre, Loris Baz préfère accélérer

Loris Baz : “je conseille à chaque jeune pilote de simplement prendre plaisir à rouler

« Je me donne toujours à 100%, quel que soit la moto sur laquelle je monte. C’est mon approche. Cela a très bien fonctionné sur cette moto. C’est la meilleure que j’ai pilotée depuis longtemps », ajoute encore le Français. « Le plaisir de piloter est la clé pour être rapide. Parfois, c’est bien quand vous pouvez vous détendre et prendre plaisir à rouler. Je conseille à chaque jeune pilote qui demande de l’aide de simplement prendre plaisir à rouler ».

« J’adore la course. Si ce n’était pas le cas, j’arrêterais. J’ai beaucoup apprécié ces week-ends. Quand vous faites une saison complète, vous avez des attentes, de la pression, etc. Je n’avais rien à perdre et je me suis bien amusé facile », rapporte Baz qui termine : « la sensation sur la moto était vraiment bonne. Je suis un peu triste de devoir le rendre à Chaz. Ce fut un week-end fantastique. Je peux en être très satisfait et maintenant partir en vacances ». En fait de “vacances”, il passera le week-end à rouler à Most dans le cadre du Championnat du monde d’endurance sur une… Yamaha, marque sur laquelle lorgne l’écurie Go Eleven en vue de la saison 2022 de WSBK.

 

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