Cette première conférence de presse officielle de la saison 2018 réunissait aujourd’hui Marc Márquez, Andrea Dovizioso, Maverick Vinales, Valentino Rossi (voir ici), Johann Zarco (voir ici) et Andrea Iannone sur le circuit de Losail est au Qatar, quelques minutes après l’annonce officielle du renouvellement de Valentino Rossi chez Yamaha pour deux années supplémentaires.

Comme à notre habitude, nous reportons ici notre traduction de l’intégralité des propos de ce dernier, sans aucune mise en forme ou déformation journalistique.


C’est la sixième fois que vous débutez une saison en étant champion. Vous avez renouvelé pour deux ans avec Honda. Cela a-t-il été facile de prendre cette décision ?

Marc Marquez : « Avant tout, je suis heureux d’être ici et de commencer la saison parce qu’après un long hiver, et après les tests hivernaux, on dirait que tout le monde est prêt à débuter. Et oui, nous commençons plus ou moins de la meilleure façon puisque mon futur est déjà décidé. Cela a été assez facile puisque, moi et Honda, Honda et moi, nous étions d’accord. J’ai vraiment été heureux avec eux. J’ai attendu un petit peu car je voulais voir comment débutait la pré-saison, et finalement j’ai vu que le moteur était le bon, la moto fonctionnait bien, j’étais heureux, et en particulier, je me sens important à l’intérieur de l’usine Honda, et c’est le plus important. Donc oui, je suis heureux et je les remercie beaucoup, et cela sera une petite aide pour la saison puisque tout est calme et que je peux me concentrer uniquement sur la piste. »

Que pensez-vous de la moto que vous avez essayée ?

« Durant cette pré-saison, nous nous sommes beaucoup concentrés du côté du moteur car, comme vous le savez, aujourd’hui tout est gelé et ce sera le moteur pour toute la saison. Oui, nous sommes beaucoup concentrés sur le moteur et nous avons essayé de l’améliorer. Dans les autres domaines, je pense que l’on pourra améliorer des petites choses pendant la saison, comme l’électronique, mais quoi qu’il en soit, nous débutons d’une meilleure façon que l’année dernière. Nous avons une bonne base, donc on verra bien. Nous savons que certaines pistes seront difficiles pour nous, que l’on pourra attaquer sur certaines, mais nous avons besoin de comprendre cela. »

Quels sont les principaux prétendants pour le titre ?

« C’est impossible à dire car l’année dernière, j’ai dit quatre noms, et il n’y avait pas celui d’Andrea (Dovizioso). Donc oui, c’est impossible à dire. Je vais dire tous les gars qui sont ici car je ne veux pas donner de noms et je veux juste croire en moi-même. »

Quelle est votre réaction au renouvellement du contrat de Valentino Rossi pour deux ans ?

« La façon dont il trouve la motivation est impressionnante car il sait que la MotoGP est maintenant très exigeante et qu’il doit être au niveau maximal. Et c’est impressionnant car ce n’est pas seulement deux ans, mais trois ans qu’il a devant lui. Oui, félicitations à lui ! Je suis heureux qu’il reste deux années supplémentaires ici car on peut ainsi piloter contre une légende du MotoGP et nous essaierons d’apprendre davantage de choses de lui. »

Comme on l’a vu dans le documentaire avec Dovizioso, à quel point cela a-t-il été bon de pouvoir discuter des courses (disputées jusqu’au dernier virage) juste après celles-ci, et combien de fois pensez-vous pouvoir le faire cette année ?

« J’espère à chaque course, car ce serait une bonne chose pour nous. Avec Dovi, les courses sont toujours bonnes, et comme j’ai pu le dire lors de nombreuses interviews, bien sûr que pendant la course vous vous battez, vous croyez en vous et vous essayez d’attaquer à la limite, mais après la course tout s’arrange, et comme vous l’avez vu dans le documentaire, nous parlons et nous discutons. Puis, lors de la course suivante… attaque maximale (grand sourire). »

Cette année, Michelin a annoncé que vous connaîtriez les pneus à l’avance et qu’ils n’évolueraient pas. Que pensez-vous de cela ?

« Je ne suis pas d’accord ! Je ne suis pas d’accord car cela dépend de la saison et des pneus. Nous avons certains nouveaux pneus dont nous ne savons pas s’ils fonctionnent sur d’autres circuits, donc nous avons besoin d’avoir une certaine souplesse, à l’image de la souplesse que nous avons à l’intérieur du team pour essayer de nouveaux éléments. Mais dans ce cas, nous pouvons revenir en arrière, et nous devons également avoir ce choix en ce qui concerne les pneus. »

Donc vous préférez la situation de l’année dernière où on a changé le pneu avant en cours de saison ?

« Non, je ne veux pas dire cela, mais oui, je veux dire que comme, comme Dovi et Vale l’ont dit, cela donne bien sûr plus de stabilité pour les équipes, mais nous avons quelques nouvelles gommes pour cette année que nous avons essayées sur certaines pistes. Sur certaines pistes elles ont bien fonctionné, et pas si bien sur d’autres, donc par exemple, vous ne pouvez pas fixer cette nouvelle gomme puisque vous ne savez pas comment elle fonctionne sur les autres pistes. Si c’était une gomme dont nous savons qu’elle fonctionne… Mais nous n’avons toujours pas ce compromis. »

Pensez-vous qu’un pilote indépendant puisse remporter le championnat ?

« Selon moi, oui. Je ne sais pas pour Zarco, mais par exemple Cal a exactement la même moto que moi. Donc pour moi, ils peuvent se battre. »

Question des réseaux sociaux : dans le documentaire sur la saison 2017, quelle est la partie la plus drôle ?

« De nombreuses parties sont amusantes ou intéressantes, mais une des bonnes parties concerne ce que vous m’avez demandé précédemment : comment on discute de la course entre moi et Andrea (Dovizioso). Car quand on s’est battu de façon dure, quand on a passé le dernier virage à la limite, dix minutes plus tard nous parlions et nous discutions de ce virage, et d’une bonne façon. »

Et qu’est-ce que vous avez aimé le plus ?

« La réaction d’Emilio Alzamora (rires) ! Ça, c’était bien ! (Rires). »

Crédit photos: MotoGP.com