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Ducati

C’est un coup de tonnerre qui secoue le paddock du Superbike. Alors que les machines s’apprêtent à rugir sur le « Cathédrale » d’Assen, la FIM a décidé de frapper fort. Jugées trop rapides et outrageusement dominatrices, les Ducati Panigale V4R vont voir leur débit de carburant réduit d’autorité. Un bridage technique qui pourrait totalement redistribuer les cartes du championnat.

Le signal est clair, brutal, et surtout politique : Ducati commence à déranger. Et quand une domination devient trop visible, le règlement finit toujours par s’en mêler.

À la veille d’Assen, la FIM s’apprête selon GPOne à officialiser une mesure qui ressemble à un rappel à l’ordre : une réduction du débit de carburant pour les machines de Borgo Panigale. Une sanction technique, discrète sur le papier… mais lourde de sens.

Le chiffre peut sembler anodin : de 45 kg/h à 44,5 kg/h. Une baisse de seulement 0,5 kg/h. Pourtant, dans un championnat où tout se joue au dixième, cette limite agit comme un étau. Moins de carburant, c’est moins de puissance exploitable, moins de marge dans la gestion moteur, moins de liberté stratégique.

Autrement dit : Ducati devra faire mieux… avec moins. Et ce n’est pas un hasard si cette décision intervient maintenant. Les performances affichées en début de saison, notamment à Phillip Island et Portimão, ont visiblement franchi une ligne invisible. Celle où la supériorité technique commence à déséquilibrer le jeu.

Assen Ducati

Les Ducati devront faire plus avec moins, Bimota est aussi dans le collimateur

Mais Ducati n’est pas seule dans le viseur. Bimota pourrait également être touchée, avec une réduction similaire de son débit. Une manière pour la FIM de rappeler que la règle s’applique à tous… même si, dans les faits, un détail change tout : Ducati est déjà au plancher réglementaire.

Et c’est là que la situation devient intéressante. Car contrairement à ses rivaux, Ducati ne pourra pas être pénalisée davantage. Le seuil de 44,5 kg/h représente la limite basse autorisée. Autrement dit, la sanction est réelle… mais plafonnée. Là où d’autres pourraient encore être freinés à l’avenir, Ducati a déjà absorbé le choc maximal.

Une contrainte aujourd’hui… un avantage demain. Dans ce contexte, la question dépasse largement Assen. Et chaque intervention réglementaire devient un levier politique. Reste à voir l’impact réel en piste.

Voici à quoi ressemblera l’équilibre des forces pour ce week-end, les constructeurs japonais étant les grands bénéficiaires de ce système de « success ballast » version essence :

Yamaha, 46,5, le maximum règlementaire, Honda, 46,5, le maximum règlementaire, Bimota 45,5, pénalisé pour la première fois, Kawasaki, 46, pas de changement, BMW, 45, inchangé, Ducati 44,5, nouvelle valeur après pénalité.

Ducati est-elle suffisamment dominante pour absorber cette restriction sans trembler ? Ou cette micro-coupure de carburant suffira-t-elle à rouvrir le jeu ?

À Assen, les Ducati devront faire plus avec moins. Ce bridage « chirurgical » suffira-t-il à freiner l’ogre italien ou la supériorité de la Panigale est-elle telle que même une coupure de carburant ne pourra l’arrêter ? Réponse dès les premiers essais libres.

Une chose est sûre : quand la FIM commence à toucher au moteur… c’est que la guerre a déjà changé de dimension.

 

 

 

 

 

 

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