Le géant chinois BYD passe à l’offensive. Après sa rencontre avec Stefano Domenicali lors du Grand Prix de Chine à Shanghai en mars, la vice-présidente Stella Li a confirmé que le constructeur électrique discute sérieusement d’une entrée en Formule 1.
Avec l’arrivée de Cadillac, la grille compte désormais 11 équipes en 2026, mais le règlement laisse la porte ouverte à une 12e écurie… à condition qu’elle apporte une vraie valeur ajoutée au championnat. Et BYD, spécialiste des véhicules électriques, voit clairement la F1 comme un terrain d’essai idéal pour ses technologies de pointe.
Dans une interview accordée à SportMediaset, Stella Li n’a pas tourné autour du pot : « Nous avons rencontré Stefano Domenicali à Shanghai. J’aime la Formule 1 car elle est synonyme de passion, de culture, et beaucoup rêvent d’y participer… Oui, c’est un sujet que nous abordons. C’est une réelle opportunité pour tester notre technologie. »
L’arrivée de BYD n’est pas encore gravée dans le marbre, mais elle n’est plus une simple rumeur. Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, y serait d’ailleurs favorable : il rêve d’une grille à 12 équipes avec au moins une écurie chinoise et une américaine.
Le prix de l’entrée reste néanmoins un frein majeur. L’expert financier Adam Williams a pourtant mis en garde : le coût d’une entrée en F1 est exorbitant. En plus des frais opérationnels colossaux pour monter une nouvelle équipe, General Motors a dû verser 358 millions de livres sterling de droits anti-dilution aux dix autres écuries pour faire entrer Cadillac.

BYD menace de balayer l’Europe sur son propre terrain
De quoi faire réfléchir même un mastodonte comme BYD. Rachat plutôt que création. Plutôt que de partir de zéro, BYD étudierait sérieusement le rachat d’une écurie existante. Parmi les options qui circulent avec insistance : Aston Martin, dont le propriétaire Lawrence Stroll serait de plus en plus ouvert à une vente.
D’autres bruits évoquent un possible rachat des Racing Bulls (ex-AlphaTauri) par BYD, mais un obstacle de taille se dresse : le rival chinois Geely serait également sur le coup. Ironie du sort, les deux géants chinois se disent prêts à créer une nouvelle équipe si l’un d’eux décide finalement de sauter le pas.
BYD n’est pas le seul constructeur chinois à lorgner la F1, mais avec la présence active de Stella Li dans le paddock (déjà vue à Abu Dhabi fin 2025 et à Shanghai), le mouvement semble bien plus concret qu’une simple opération de communication.
BYD flirte ouvertement avec la F1. Entre passion, technologie et ambitions géopolitiques, le géant de Shenzhen pourrait bien devenir le premier constructeur chinois à poser ses valises sur la grille. Reste à savoir si le prix à payer ne sera pas trop élevé… même pour eux. La porte est entrouverte. Et Stella Li vient de la pousser un peu plus fort. Le paddock de la F1 risque de bientôt sentir le vent du dragon !































