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MotoGP

Le MotoGP entre dans une nouvelle ère : l’accord 2027-2031 est signé et le marché des pilotes peut enfin exploser. Pendant plus d’un an, les négociations ont été tendues. Très tendues. Au point que certains dirigeants du paddock craignaient de voir les discussions s’enliser durablement. Mais cette fois, c’est fait.

Les constructeurs MotoGP et MotoGP Sports Entertainment Group (MGPSEG) ont trouvé un accord qui définira l’avenir du championnat entre 2027 et 2031, avec une option de prolongation jusqu’en 2036.

Une décision qui pourrait sembler administrative. Elle est en réalité capitale car la bataille opposait les constructeurs à Ezpeleta. Depuis l’arrivée de Liberty Media dans l’univers MotoGP, les constructeurs observent avec attention ce qui se fait en Formule 1. Et la comparaison est inévitable. En F1, les équipes perçoivent une partie des revenus générés par le championnat.

Une logique que plusieurs constructeurs MotoGP souhaitaient voir appliquée aux Grands Prix. Honda, Ducati, Yamaha, Aprilia et KTM, tous estimaient qu’ils devaient bénéficier davantage de la croissance commerciale du championnat.

Mais Carmelo Ezpeleta et son fils Carlos ont fixé une ligne rouge. Pas question de reproduire totalement le modèle économique de la Formule 1.

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Un compromis à huit millions d’euros en MotoGP

Selon Motorsport, la solution trouvée est donc intermédiaire. Au lieu d’un pourcentage variable des revenus du championnat, les constructeurs et équipes recevront une enveloppe annuelle fixe estimée à environ huit millions d’euros.

Une somme importante. Mais surtout prévisible. Ce compromis permet à Liberty Media et à MGPSEG de conserver le contrôle économique global du championnat tout en offrant davantage de garanties financières aux constructeurs. Personne n’obtient exactement ce qu’il voulait. Mais tout le monde obtient suffisamment pour avancer.

L’élément le plus important n’est pourtant pas financier. Depuis plusieurs mois, une grande partie du marché des pilotes était gelée. Les constructeurs attendaient de connaître précisément les règles du jeu avant de finaliser leurs investissements à long terme.

Maintenant que l’accord est validé, les annonces peuvent commencer. Et elles promettent d’être spectaculaires. Dans le paddock, plusieurs mouvements sont déjà considérés comme quasiment finalisés.

Marc Marquez devrait prolonger chez Ducati. Pedro Acosta serait promu dans l’équipe officielle Ducati. Fabio Quartararo rejoindrait Honda. Jorge Martin prendrait la direction de Yamaha. Francesco Bagnaia deviendrait le nouveau pilote du projet Aprilia aux côtés de Marco Bezzecchi. Chez KTM, on attend Alex Marquez et Fabio Di Giannantonio sur les machines usine. Autrement dit : pratiquement tous les constructeurs majeurs pourraient modifier leur structure.

Cet accord révèle également la priorité des nouveaux propriétaires Liberty Media. L’objectif principal n’est pas seulement sportif. Il est commercial. Les équipes vont désormais devoir renforcer leur communication, leur présence médiatique et leurs activités marketing.

Autrement dit, le MotoGP se rapproche progressivement de la logique de divertissement qui a permis à la Formule 1 d’exploser à l’échelle mondiale. Sans perdre son identité. Du moins pour l’instant.

Cette signature est probablement plus importante que certains Grands Prix. Elle ne produit pas d’images spectaculaires. Elle ne fait pas gagner de championnat. Mais elle détermine les règles économiques qui façonneront le MotoGP pendant la prochaine décennie. Et surtout, elle met fin à l’incertitude.

À partir de maintenant, le véritable feuilleton peut commencer. Celui du marché des pilotes. Et il pourrait être le plus explosif de toute l’histoire récente du MotoGP.

 

 

 

 

 

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