Moto GP
Publié le 26 septembre 2026 • 17:00 par Charlotte Guerdoux

MotoGP, Jorge Martín révèle les dessous de son premier titre : « Je me suis cassé le tibia en le célébrant »

Jorge Martín a reconnu avoir commencé son histoire avec Aprilia en étant déjà blessé après s'être fracturé le tibia la veille.

Jorge Martin

Jorge Martín revit cette saison après une année noire en 2025, marquée par plusieurs lourdes blessures, qui l’ont vu rester éloigné de la majorité des Grands Prix. Surtout, il n’a pas réellement pu prendre en main l’Aprilia avant le début de cette saison. Toutefois, la situation s’est inversée et le pilote espagnol est désormais leader du Championnat du monde.

S’il n’est pas encore aussi à l’aise au guidon de la RS-GP que Marco Bezzecchi, il a tout de même réalisé des courses solides, et parvient surtout à faire preuve d’une grande régularité. S’il s’est désormais remis à 100% de ses blessures, il pourrait être amené à se faire opérer d’un syndrome des loges prochainement après en avoir été affecté à Misano, bien qu’il ait écarté cette idée dans l’immédiat.

La carrière de Jorge Martín est particulièrement jalonnée d’opérations, certaines légères, d’autres bien plus lourdes. Invité dans le podcast italien Mig Babol d’Andrea Migno, il s’est confié sur de nombreux sujets, comme sa rivalité avec Marco Bezzecchi, et a même révélé une blessure qui était passée sous les radars : une fracture du tibia au moment de la célébration de son titre MotoGP en 2024.

Pour comprendre comment il en est arrivé à cette situation extrême, il faut remonter le temps au moment de son premier sacre mondial, en 2018, et le sentiment amer de ne pas en avoir assez profité. Il a expliqué avoir tenu à se rattraper… quitte à en avoir un peu trop fait.

Jorge Martin

« Je me souviens que, quand j’ai gagné le Championnat en Moto3, j’étais au parc fermé et je pensais à ‘je veux en gagner un autre’. Je n’ai absolument pas profité de ce moment. C’était comme remporter une course de plus. Alors quand j’ai décroché celui en MotoGP, je me suis dit ‘je vais faire comme si c’était le dernier, on va tout casser !' », a-t-il raconté.

« Je crois que le plus émouvant, ça a été à sept tours de la fin. Je pilotais vraiment comme si j’étais en transe. Je n’étais pas concentré sur mon pilotage, mais c’était automatique. Dans ma tête je pensais à plein de souvenirs. Et ça, je crois que ça a vraiment été émouvant. Puis, quand j’ai fini, j’ai évidemment tout de suite fondu en larmes, comme un enfant. Mais le plus incroyable, ça a été dans le box. »

« On a fait la fête et je me suis cassé le tibia », a-t-il révélé. « On a tellement sauté pendant trois heures qu’à force de sauter, sauter, sauter, le lendemain je ne pouvais plus marcher. [J’ai fait le premier test avec Aprilia] en étant déjà cassé. On a commencé l’histoire de cette façon. »

Crédit photos : Europa Press