Pecco Bagnaia a vécu une véritable descente aux enfers ce dimanche sur le tracé de Sepang, et d’après lui, Ducati n’y est pas pour rien. Seulement treizième sous le drapeau à damier au guidon de sa machine, le pilote italien a souffert d’un manque d’adhérence ahurissant du début à la fin de la course longue. Désabusé et incapable d’exprimer son pilotage habituel, le champion transalpin attaque désormais ouvertement la firme de Borgo Panigale, remettant publiquement en cause les choix techniques et l’évolution matérielle de sa monture.
Un calvaire pneumatique et une impuissance totale en piste
Face aux médias, le pilote a décrit l’effondrement précoce de son pneu arrière, qui a transformé la seconde moitié de l’épreuve en un exercice de survie particulièrement embarrassant. « La course s’est déroulée exactement comme je l’avais prévu hier, sachant comment elle allait se passer. Hier, la pluie m’a sauvé, me permettant d’attaquer plus fort que je n’aurais pu. En fait, la pluie m’a été favorable hier, sinon j’aurais fini bon dernier de toute façon. Je n’avais aucune adhérence. Aujourd’hui, dans les premiers tours, j’ai vraiment essayé de gérer la situation, mais après le cinquième tour, mon pneu arrière était complètement dégonflé, à tel point que dans le dernier tour, je ne pouvais même plus poser le genou dans les virages à droite. C’est étrange : j’ai toujours su bien gérer mes pneus et il me semble que je sois devenu incapable, alors je dois réapprendre. » confiait-il sur GPOne.
Des tensions entre Pecco Bagnaia et Ducati
Instaurant une rupture nette dans son discours officiel, l’Italien a révélé l’existence d’éléments techniques utilisés au Japon lors de la saison précédente qui lui ont été retirés par la suite. « J’ai sous-estimé les problèmes de ma moto. Je compte les minutes jusqu’à la fin de la saison. Au Japon, l’année dernière, à Motegi, j’ai pu utiliser quelque chose qui n’existe plus aujourd’hui, et j’ai pu remonter gagner. Et ce n’était plus là après Motegi non plus. Quoi ? Je ne veux pas entrer dans les détails. »

La fin de saison abordée en mode survie
Ne trouvant plus les clefs pour retrouver sa régularité habituelle ni pour exploiter le potentiel global du châssis, l’Italien résume ses ambitions pour les ultimes rendez-vous du calendrier de manière lapidaire. « Mon objectif pour la fin de saison ? Survivre. » Un constat glacial qui témoigne du fossé immense qui s’est creusé entre le pilote et la direction technique avant d’aborder les dernières épreuves de l’année.
Comprenez-vous la frustration et les attaques directes de Pecco Bagnaia envers son équipe ? Dites-le-nous en commentaires !
Résultat du Grand Prix de Malaisie MotoGP :

Crédit classement : MotoGP.com
Photo de couverture : Michelin Motorsport




