Pecco Bagnaia a connu un samedi contrasté au guidon de sa machine sur le circuit de Sepang en Malaisie. Seulement dixième sur la grille de départ à l’issue de qualifications très compliquées, le pilote italien est parvenu à arracher la sixième position lors de la course courte grâce à un envol canon. Cependant, au-delà de ce résultat comptable, les sensations en piste restent particulièrement préoccupantes en raison d’un manque d’accroche chronique qui détruit ses pneumatiques prématurément.
Un problème de glisse persistant et une usure précoce du pneu arrière
Particulièrement lucide à l’analyse de ses données télémétriques, l’Italien pointe du doigt les défaillances majeures qui l’empêchent de rivaliser avec les meilleurs sur le tracé malaisien. « Comparé aux autres pilotes Ducati, ce qui ressort clairement des données, c’est que dès que je commence à incliner la moto dans me virage, l’arrière se met à glisser et ne s’arrête que lorsque je suis complètement droit en sortie de virage. Il y a un manque total d’adhérence, ce qui entraîne une usure excessive du pneu arrière. Cela ne me permet pas de piloter comme je le voudrais, car il y a tellement de virages inclinés sur un circuit comme celui-ci : ne jamais pouvoir s’incliner rend tout C’est beaucoup plus difficile. Si l’on ajoute à cela la forte usure des pneus, on constate qu’un composé qui dure un peu plus longtemps pour les autres ne tient que trois tours pour nous. » disait-il pour Sky Sport.
Un départ canon pour Pecco Bagnaia en Malaisie
Pris au piège par une dégradation pneumatique fulgurante dès les premiers hectomètres, l’Italien a dû s’employer pour maintenir sa position avant que les intempéries ne viennent redistribuer les cartes. « J’ai aussi eu la chance de voir la pluie tomber, car au troisième tour, mon pneu arrière était déjà usé et piloter était devenu impossible. Ma chance, si l’on peut dire, a été de prendre un excellent départ, un bon premier freinage qui m’a permis de prendre une bonne avance. À partir de là, j’ai tout fait pour suivre le pilote devant moi, mais je n’avais pas le choix : je suis sorti large et j’ai usé le pneu arrière beaucoup trop vite par rapport à sa durée de vie normale. C’est dommage, mais la sixième place reste meilleure que mes autres résultats récents, donc on va travailler là-dessus. »

Un défi immense en vue de la course longue du dimanche
Conscient que la quête d’une régularité sur un relais complet s’annonce très hypothétique, le champion italien reste prudent quant aux ajustements réalisables d’ici le départ principal. « L’objectif est de se lancer, de faire de notre mieux et de gérer la situation. Jusqu’à il y a deux ans, nous étions très performants dans la gestion des pneumatiques. Nous allons essayer de trouver une solution, et nous savons que, techniquement, il ne reste plus grand-chose à faire, mais peut-être parviendrons-nous à nous surprendre. Je connais parfaitement mes capacités, comme nous l’avons démontré l’an dernier au Japon, mais sinon, nous savons que nous ne sommes pas en mesure de réitérer ces performances. »
Pensez-vous que Pecco Bagnaia parviendra à résoudre ses problèmes d’adhérence pour remonter dimanche ? Dites-le-nous en commentaires !
Résultat du Sprint au Grand Prix de Malaisie MotoGP 2026 :

Crédit classement : MotoGP.com
Photo de couverture : Michelin Motorsport




