Le tracé de Losail a offert un spectacle de toute beauté ce dimanche, scellant le retour en force des machines de Noale au plus haut niveau. Dans le sillage de son chef de file Marco Bezzecchi, Raul Fernandez a signé une prestation remarquable en s’emparant de la troisième place du Grand Prix du Qatar. Une performance XXL qui prend une dimension d’autant plus héroïque que le pilote espagnol évolue toujours au guidon de sa monture avec deux doigts cassés depuis le rendez-vous indonésien, forçant l’admiration du paddock.
Une gestion physique très difficile au Qatar pour Raul Fernandez
Lancé à la poursuite de Bezzecchi en début d’épreuve sans jamais parvenir à combler l’écart face au futur vainqueur, le pilote Trackhouse Aprilia a dû composer avec un rythme irrégulier et une dégradation physique éprouvante sous le thermomètre écrasant de Losail. « J’ai vraiment eu du mal. Si vous regardez ma course, mon rythme était très irrégulier. Parfois, je faisais deux tours très rapides en 1’52 » ou 1’53 », puis je retombais à un rythme plus lent. C’est là que les premiers problèmes ont commencé. Immédiatement après, je me suis jeté dans la mêlée, mais j’ai aussi dû commencer à gérer l’accélérateur car il était difficile d’empêcher la moto d’élargir sa trajectoire », a expliqué Fernández pour Sky Sport, soulignant l’intensité imposée par les conditions météo : « J’ai enlevé mon gant surtout à cause de la chaleur : il faisait incroyablement chaud et humide, on pouvait à peine respirer, et cela a aussi permis de rafraîchir un peu ma main. »
😮⏱️ @25RaulFernandez's P2 might be under serious threat as @marcmarquez93 keeps closing in!#QatarGP 🇶🇦 pic.twitter.com/8GClUzl87e
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) November 8, 2026
La menace Marc Marquez et le pari fou de la fin de course
Rejoint et dépassé par un Marc Marquez très calculateur dans le dernier tiers de l’épreuve, l’Espagnol s’est retrouvé sous la menace directe d’Ai Ogura dans l’ultime boucle. Pour sécuriser sa place sur la boîte, il n’a pas hésité à prendre tous les risques stratégiques possibles au guidon de sa machine. « Quand Marc m’a dépassé, il restait trois tours. Nous avons bouclé le tour, et j’ai regardé le tableau d’affichage : j’avais toujours 1,5 seconde d’avance sur Ogura. À ce moment-là, je me suis dit : “Je vais faire deux tours chronométrés et tout donner !” En franchissant la ligne d’arrivée du dernier tour, j’ai vu l’écart tomber à 0,8 seconde. J’ai alors modifié la cartographie moteur et je me suis dit : “Soit je monte sur le podium, soit je tombe en panne d’essence, on verra bien !” Et finalement, nous sommes repartis sur le podium », a-t-il raconté avec enthousiasme.
Une prise de risque payante qui confirme la trajectoire ascendante de l’Espagnol avant le sprint final de la saison : « Malgré cela, je suis très content ! La dernière fois que nous avons disputé une course le dimanche, c’était en Indonésie, où nous avons terminé deuxièmes, et maintenant nous sommes troisièmes. Je pense que nous progressons dans la bonne direction. Je suis heureux et je tiens à remercier l’équipe, Aprilia et toute ma famille. Il n’y a pas grand-chose d’autre à dire, si ce n’est que je suis très heureux. »

Synthèse des enjeux et faits marquants :
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Un podium héroïque : Raúl Fernández accroche la 3e place du GP du Qatar tout en traînant deux fractures aux doigts depuis l’épreuve indonésienne.
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La menace Ogura neutralisée : Dépassé par Marc Marquez en fin de course, l’Espagnol a dû modifier sa cartographie moteur au risque d’une panne d’essence pour contenir le retour d’Ai Ogura.
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Dynamique Aprilia confirmée : Après sa 2e place en Indonésie, Fernández confirme son excellente forme dominicale et valide les progrès d’Aprilia.
Pensez-vous que Raúl Fernández parviendra à confirmer ce podium lors du prochain rendez-vous sur le technique tracé de Portimão ? Dites-le-nous en commentaires !
Résultat du Grand Prix du Qatar MotoGP :

Crédit classement : MotoGP.com
Photo de couverture : Michelin Motorsport




