Lors de cette conférence de presse post-course du Grand Prix des Amériques qui réunissait également Marc Marques et Dani Pedrosa, Valentino Rossi a répondu aux différentes questions de la presse internationale.

Comme à notre habitude, afin d’éviter toute interprétation journalistique abusive, nous vous proposons une traduction “brute” de l’intégralité des propos de Valentino Rossi, sans aucune mise en forme.


Trois courses, trois podiums, et vous menez le championnat…

Valentino Rossi, 2e : « oui, vous savez, c’est une grande surprise, en particulier pour nous car après les tests, nous étions presque désespérés. Nous avons essayé de réfléchir, d’utiliser la vieille moto et tout, mais nous avons pris la bonne décision. Je pense que, pour moi et pour mon team, le problème est que nous avons besoin de plus de temps pour comprendre cette moto, la façon de la piloter et de la régler. Mais la moto a quelque chose de positif, en particulier à la fin de la course j’ai été en mesure d’attaquer et d’être fort. En fait, en Argentine avec Cal et ici avec Dani, j’ai pu attaquer. L’année dernière, j’étais toujours très rapide en début de course, mais après, je souffrais beaucoup.
Ce sont seulement trois courses et, évidemment, il sera très difficile de rester à cette position, en particulier avec Vinales et Márquez qui sont toujours très très rapides, mais c’est déjà super. »

La pénalité que vous avez eue à cause de l’incident avec Zarco n’a finalement rien changé…

« Pour moi, ce n’était pas correct car j’avais deux choix : ou je faisais comme j’ai fait, où je le touchais et nous tombions. Je lis ici que j’en ai tiré un avantage, et bien sûr j’ai coupé donc j’en ai tiré un avantage. 3/10, c’est OK. Mais pour moi, le problème n’est pas la Direction de Course, le problème est Zarco. Car il est toujours très rapide et pilote très bien la moto, il a un grand potentiel, mais ce n’est pas de la Moto2 et si vous voulez dépasser vous devez le faire d’une autre façon. Il arrive toujours trop en retard et selon moi, il doit rester plus calme. »

Comment avez-vous réglé vos problèmes de train avant ?

« Alors, déjà vendredi, le réglage de base n’était pas si mal. Hier, les conditions étaient très mauvaises mais nous avons amélioré pendant les qualifications, principalement avec l’équilibre entre l’avant et l’arrière. Cela semble très important de le trouver. Ce matin, durant le warm up, j’avais plus ou moins le même rythme avec le pneu arrière dur, et donc c’était difficile de prendre une décision. Finalement, j’ai mis le médium et c’était la bonne décision car je pense que c’était mieux pour notre moto. Nous avons travaillé nous avons travaillé après le warm up et cela m’a donné un petit avantage, en particulier dans la partie rapide, la première partie où j’avais des petits problèmes alors que ce n’était pas si mal durant la course. »

Quand Marc est arrivé en MotoGP, beaucoup de personnes ont dit qu’il avait un pilotage trop agressif. Maintenant, on parle de Johann. Est-ce spécifique aux pilotes qui viennent de la Moto2 ou était-ce déjà le cas avec les 250 cm³ ?

« Bon, c’est difficile à dire. Je ne sais pas. Assurément, les Moto2 sont différentes des 250 cm³ car tout le monde a plus ou moins la même moto, avec le même moteur, les mêmes pneus, les mêmes freins, etc. Donc pour doubler, c’est plus difficile. Les courses sont toujours serrées et il est difficile de faire la différence. Peut-être à cause de ça, mais je ne sais pas si c’est le cas. »

Comment avez-vous été informé, pendant la course, de la pénalité exacte ?

« C’est toujours très difficile car, au final, nous n’avons aucune communication. On peut juste regarder le panneau. Mon team a attendu, et quand j’ai doublé Dani, j’ai été capable de creuser un bon écart dans les deux premiers secteurs, une seconde, ils se sont dit que ce n’était pas important. Car si vous écrivez ‘Pénalité 0,3’ sur le tableau, et si, quand je passe, je lis ‘Pénalité 3’, peut-être que dans les derniers tours je prends le maximum de risques et je peux faire une erreur. Donc pour moi, ils ont pris la bonne décision. Je n’avais pas besoin de savoir. »

Vous menez le championnat, mais sentez-vous la pression de devoir gagner une course pour continuer à mener ?

« Alors, durant toute ma carrière, quand je débute une saison, mon objectif est toujours de gagner une course. Et cette année, c’est pareil. Comme je l’ai déjà dit, rester en tête avec Vinales et Márquez sera très difficile. Mais nous devons juste profiter de l’instant, c’est déjà bien comme ça. Nous retournons maintenant en Europe et nous arrivons dans une très bonne partie du championnat car j’ai toujours un super feeling de piloter à Jerez, Le Mans, Mugello, Barcelone, Assen. Ce sont des circuits où j’ai des souvenirs fantastiques, où on y prend beaucoup de plaisir et où l’atmosphère est celle du vrai championnat du monde MotoGP. À part cela, nous devons juste continuer comme ça, rester concentrés et essayer au maximum. »

Quelles mesures faudrait-il prendre pour améliorer le circuit et revenir l’année prochaine ?

« Je pense que nous reviendrons, bien sûr. C’est une piste difficile mais c’est une belle piste. Je l’aime beaucoup. Comme Marc l’a dit, il y a deux ou trois points, peut-être trois points, où ils doivent travailler pour améliorer. Mais s’ils le font, ils doivent le faire de la bonne façon car il y a quelques années, il y avait déjà des bosses et nous avons discuté pour améliorer, et ils ont fait un travail qui n’est pas bon. Donc s’ils le font, ils doivent le faire de façon sérieuse et réparer les deux ou trois endroits où les bosses sont très grosses. »

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