La chaleur était déjà étouffante à Sepang. Max Verstappen, lui, a refroidi tout le monde au chronomètre. Le pilote Red Bull a décroché la pole du Grand Prix de Bahreïn en Malaisie avec un tour en 1’35’’130, devançant Lewis Hamilton de 0’’298. C’est sa première pole de la saison et, surtout, la première obtenue cette année par une monoplace qui n’est pas équipée d’un moteur Mercedes. Après des mois à regarder les Flèches d’argent monopoliser les premières places, Red Bull vient rappeler qu’elle sait encore faire autre chose que commenter les performances des autres.

Pole pour Verstappen, Hamilton en 1ère ligne, Hadjar recule sur la grille.
Le décor ajoute à l’histoire. La Formule 1 retrouve le circuit de Sepang pour la première fois depuis 2017, mais le rendez-vous porte officiellement le nom de Grand Prix de Bahreïn en Malaisie. Le déplacement de l’épreuve à Kuala Lumpur fait partie du calendrier 2026, et le week-end se déroule du 2 au 4 octobre. Neuf ans après sa dernière victoire en Malaisie, Verstappen est donc de retour sur un circuit qui lui avait déjà réussi. Cette fois, il ne repart pas avec le trophée, mais avec la meilleure place pour tenter de le faire dimanche.
Verstappen retrouve le haut de la feuille
La pole n’est pas tombée du ciel. Verstappen et Red Bull semblaient déjà dans le coup vendredi, puis le Néerlandais a transformé cette promesse en résultat au moment où il fallait sortir le tour décisif. Il a décrit cette performance comme « assez incroyable », compte tenu des difficultés rencontrées par l’équipe depuis le début de la saison. La formule est mesurée pour un pilote qui vient de placer sa voiture devant les deux Ferrari et les deux Mercedes. Le message, lui, est limpide : Red Bull a trouvé de la vitesse, et Verstappen a retrouvé une occasion de gagner.
Hamilton a failli gâcher la fête à son ancien rival. Longtemps gêné par la dégradation des pneus dans la fournaise malaisienne, le Britannique a arraché la deuxième place dans les derniers instants. Les voitures glissaient, les gommes surchauffaient et l’équilibre semblait se dérober à chaque changement de réglage. « Nous avons trouvé le bon compromis », a résumé Hamilton après la séance, évoquant le dernier ajustement apporté à sa Ferrari. Une deuxième place qui ne vaut pas une pole, mais qui donne à la Scuderia une vraie chance de jouer la victoire au départ.
Mercedes : l’évolution attendra
Le contraste est plus difficile à avaler chez Mercedes. L’équipe était arrivée avec un ensemble d’évolutions, mais George Russell n’a signé que le huitième temps des qualifications. Kimi Antonelli s’en sort mieux : quatrième dans le classement de la séance, il sera troisième sur la grille grâce à la pénalité d’Isack Hadjar. Cela sauve la photo d’ensemble, sans vraiment effacer la déception. Mercedes avait dominé une partie de la saison ; à Sepang, elle doit maintenant expliquer pourquoi son avantage s’est évaporé.
Antonelli a aussi perdu du terrain en Q2. Son premier temps a été supprimé pour dépassement des limites de piste, l’obligeant à repartir et à consommer un train de pneus supplémentaire. Il n’a donc eu qu’une tentative en Q3. Le patron de Mercedes, Toto Wolff, a reconnu des difficultés de performance et de traînée, notamment dans les lignes droites, tout en disant que l’équipe croyait toujours au potentiel de ses évolutions. C’est une façon polie de dire que la pièce neuve n’a pas encore produit le miracle attendu.
Hadjar paie la pénalité
Isack Hadjar a signé le troisième temps, mais ce résultat ne lui offrira pas une place sur la deuxième ligne. Une pénalité de cinq places liée au remplacement d’un élément moteur le fait reculer au huitième rang sur la grille. Antonelli est ainsi promu troisième, devant Charles Leclerc, Lando Norris, Oscar Piastri et Russell.
Le Français n’a pas caché sa frustration. Il aurait voulu partir plus haut, mais assure croire à une remontée : « Depuis la huitième place, je suis confiant pour remonter », a-t-il expliqué. La confiance est utile ; le trafic, les pneus et la chaleur, eux, ne sont pas réputés pour faciliter les dépassements. Le pilote Red Bull devra avancer sans compromettre ses gommes, sur une piste où le rythme de course peut rapidement punir une attaque trop gourmande.
Derrière les quatre premiers, McLaren place Norris cinquième et Piastri sixième sur la grille, deux positions qui les maintiennent dans le match sans leur offrir le départ idéal. Gasly complète le top 10 des qualifications, tandis que Bortoleto, Lawson et les autres pilotes devront compter sur le rythme de course et la stratégie pour gagner du terrain. Sepang n’a pas distribué de garanties : même la première ligne réunira deux pilotes qui connaissent parfaitement la pression, et Hamilton n’a aucune raison de laisser Verstappen s’échapper tranquillement.
La question, désormais, est moins de savoir si Verstappen a retrouvé un tour rapide que de mesurer ce que cette pole vaut sur la distance. Hamilton est juste à côté, les Mercedes sont reléguées derrière, et Hadjar part avec un handicap à effacer. Red Bull tient la position de force, mais la chaleur malaisienne promet de mettre pneus et stratégies à l’épreuve. Verstappen a placé la première pièce. Hamilton peut-il lui voler la suite dès le départ ?

The starting grid for the Bahrain Grand Prix in Malaysia 🇧🇭🇲🇾#F1 #BahrainGP pic.twitter.com/r4COJmQaaJ
— Formula 1 (@F1) October 3, 2026
max was asked where this pole ranks in all his poles and.. 😭 😭
"Honestly.. i don't remember them all! Can you imagine, I'm not remembering them, can you imagine Lewis? *turns to lewis* do you remember them all? *turns to isack* you don't remember your poles? they're coming,…
— Verstappen News (@verstappenews) October 3, 2026








