F1
Publié le 16 juillet 2026 • 15:45 par Oléna Champlain

F1 – Après deux crashs de Verstappen, Red Bull retirerait son aileron controversé « Macarena » à Spa.

Les deux accidents de Max Verstappen auraient poussé Red Bull à revoir ses plans. Selon BBC Sport, une information reprise notamment par AS et Motorsport, l’écurie autrichienne devrait abandonner son aileron arrière rotatif « Macarena » dès le Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps. Aucun communiqué officiel n’a toutefois été publié pour confirmer cette décision.

 

Verstappen tire la sonnette d’alarme

Red Bull aurait décidé de ne plus prendre le moindre risque avec son controversé aileron arrière rotatif. Pour le Grand Prix de Belgique, disputé à Spa-Francorchamps, l’écurie de Milton Keynes devrait abandonner le dispositif surnommé « Macarena » et revenir à une configuration plus classique.

Cette décision, rapportée notamment par la presse britannique, n’a toutefois pas encore fait l’objet d’un communiqué officiel de Red Bull. Elle paraît néanmoins logique après les deux incidents subis par Max Verstappen lors des précédents week-ends de course.

Le premier avertissement était survenu en Autriche, où le Néerlandais avait perdu le contrôle de sa monoplace en qualifications. Deux semaines plus tard, le problème s’est reproduit de manière beaucoup plus spectaculaire pendant le Grand Prix de Grande-Bretagne. Alors qu’il se battait pour le podium à Silverstone, Verstappen est parti dans le gravier à Stowe après une perte brutale d’appui à l’arrière. Son abandon avait provoqué l’intervention de la voiture de sécurité.

Après sa sortie de piste, le quadruple champion du monde n’avait pas cherché à minimiser la situation. Il avait expliqué que l’aileron arrière ne retrouvait pas correctement sa position lorsque le système se refermait, entraînant une importante diminution de l’appui aérodynamique.

« Dans le virage, l’aileron arrière ne se rattache pas complètement et vous perdez beaucoup d’appui. Vous partez simplement en tête-à-queue », avait-il expliqué.

Verstappen avait surtout insisté sur le danger représenté par cette défaillance répétée.

« À ce stade, c’est extrêmement dangereux. J’aurais vraiment pu me blesser deux fois. J’ai eu de la chance en Autriche et encore ici. »

Des paroles particulièrement sévères qui ont placé Red Bull sous pression. Laurent Mekies, le directeur de l’écurie, avait reconnu que son pilote avait toutes les raisons d’être mécontent et promis que l’équipe ne laisserait « aucune pierre non retournée » pour comprendre l’origine du problème.

Spa, le pire endroit pour tenter le diable

Le retour à une solution conventionnelle prend encore plus de sens à Spa-Francorchamps. Le tracé belge compte parmi les plus rapides du calendrier, avec des passages à très haute vitesse comme Eau Rouge, le Raidillon, Blanchimont ou encore Pouhon.

Une nouvelle perte soudaine d’appui dans l’un de ces secteurs pourrait avoir des conséquences bien plus graves qu’un simple abandon. Dans ce contexte, poursuivre avec un système déjà impliqué dans deux accidents aurait constitué un pari difficilement défendable.

Red Bull préférerait donc renoncer temporairement à l’avantage aérodynamique espéré afin de sécuriser le comportement de la monoplace de Verstappen.

Un retrait, mais aucune interdiction officielle

Il faut également distinguer la décision présumée de Red Bull d’une éventuelle intervention réglementaire. À ce stade, la FIA n’a pas annoncé l’interdiction de cet aileron pour le Grand Prix de Belgique.

L’instance étudierait toutefois les systèmes arrière rotatifs utilisés par Red Bull et Ferrari, notamment après les incidents rencontrés par Verstappen. L’objectif serait de vérifier leur fonctionnement, leur conformité et surtout leur niveau de sécurité. Ferrari emploierait une technologie comparable sans avoir connu les mêmes défaillances jusqu’à présent.

Le retrait du « Macarena » doit donc être présenté comme une mesure de prudence attribuée à Red Bull, et non comme une sanction ou une décision officielle de la FIA.

Pour l’écurie autrichienne, le constat reste malgré tout embarrassant : une innovation censée apporter de la performance a finalement provoqué deux accidents et poussé son pilote vedette à dénoncer publiquement un dispositif « extrêmement dangereux ».

À Spa, Verstappen devrait retrouver un aileron plus traditionnel. Peut-être moins audacieux, mais certainement beaucoup plus rassurant.