Comme nous tous, Régis a été ébloui par la qualité du fantastique spectacle offert par les acteurs de ce Grand Prix d’Italie. Il en a pris lui aussi plein les yeux et garde de superbes images gravées dans sa tête.

Félicitations :

« Les félicitations vont bien sûr pour moi obligatoirement à Petrucci. Et de A à Z sur le Grand Prix, du premier jusqu’au dernier tour. Sur l’ensemble du week-end, il a fait de bons essais et a toujours été dans le coup. Vraiment pour moi dès les premiers tours, on pouvait constater visuellement que ce serait l’homme qui serait dur à battre ».

« Il était bien dans tous les partiels du circuit, alors que tous les autres pilotes étaient bien à un endroit mais moins bien à un autre. Lui avait une bonne régularité sur tout le tour du circuit ».

« Très important aussi : Il était bien dans la deuxième partie du dernier virage, c’est-à-dire la sortie. Il sortait super bien, ce qui lui permettait d’avoir une bonne vitesse de pointe, alors que la Ducati est déjà bien dans ce domaine. Il ne se faisait pas ramarrer là facilement et beaucoup de pilotes avaient même du mal à lui prendre l’aspiration ».

« Je donne un grand coup de chapeau à Petrucci. Depuis qu’il est en MotoGP, c’est la première fois qu’il se conduit vraiment comme un ténor. C’était vraiment très beau à voir ».

Tableau d’honneur :

« Je mettrais Dovizioso parce qu’il a fait un très beau Grand Prix en partant de bien loin, de la neuvième place sur la grille. Il est tout de suite bien parti et est remonté immédiatement. Il était un peu moins bien dans certains endroits que son coéquipier Danilo Petrucci, et c’est là malheureusement qu’il a perdu la possibilité de victoire ».

« Et justement dans ce dernier virage dont je viens de parler, depuis le milieu où tu commences à attaquer sur le filet de gaz, et dans toute l’accélération, il était beaucoup moins bien que Petrucci. Plusieurs fois il n’a pu lui prendre l’aspiration et le doubler.

« Dovi a quand même fait une belle course car au Championnat car il a marqué de précieux points. Sur l’ensemble de toutes les courses, c’est lui qui joue le titre plutôt que Petrucci. On verra dans quinze jours ce que ça donnera à Barcelone, qui peut être un circuit très important car très difficile. Ça va être beau à voir ».

Encouragements :

« Je les donnerais à Fabio Quartararo car je pense que tout le monde doit être en train de lui mettre une bonne pression depuis pas mal de Grands Prix. Et il doit se la mettre tout seul, ce qui me parait normal ».

« Là encore une fois il était bien aux essais. Il n’y a qu’en course que malheureusement ça n’a pas fonctionné du tout comme il l’aurait souhaité. Par rapport au manque d’expérience qu’il a encore en MotoGP, il a du mal dès le départ à se mettre dans le bain. Ça s’apprend, mais il faut faire quand même attention à l’apprendre rapidement. Il ne faut pas que ça devienne une nature et que ça persiste. Il faut qu’il arrive à se mettre vite en route et à rouler en paquet ».

« Pendant les essais, il fait ses chronos tout seul. Il n’a pas besoin d’une roue, ce qui est magnifique. Par contre en début de course quand il y a du monde il semble un peu déstabilisé. Il faut qu’il développe son expérience, mais il a encore prouvé ce week-end qu’il était très performant ».

Peut mieux faire :

« Ce n’est pas très gentil ce que je vais dire, mais c’est encore un certain Lorenzo qui devient pour moi hallucinant ! Là, je commence un peu à avoir du mal à comprendre ».

« On ne peut pas dire que ce circuit ne lui convient pas car il y a été très performant avec la Yamaha, il y a gagné avec la Ducat en passant vraiment dans une autre sphère où il était ensuite presque capable de gagner chaque course. C’était il y a an, et maintenant il ne met plus un pied devant l’autre. Ça m’inquiète pour lui. Sa moto n’est pas la meilleure ni la plus facile, mais il n’est pas normal qu’avec la Honda il soit aussi loin que ça ».

Le fait marquant :

« Pour moi ça a été un beau Grand Prix, avec de belles bagarres comme je les aime. Je ne devais pas être le seul à être comme un fou ! C’était vraiment un beau Grand Prix. Pendant presque dix tours, ils ont été environ huit à se battre en tête, ce qui est très rare. Ça fait plaisir de voir ça, et j’appelle ça un fait marquant parce qu’on n’avait pas encore vu ça cette saison. Donc ça fait super plaisir de voir ça ».

« Il y a eu une superbe bagarre tout au long de la course, avec Miller, même s’il est tombé, avec Bagnaia qui est quand même revenu de derrière, même s’il a aussi chuté ensuite. Il y avait six à sept pilotes groupés, c’était très serré. Ça a été le Grand Prix le plus serré depuis un paquet de temps, au moins jusqu’à la mi-course car ensuite ça s’est un peu clairsemé avec les chutes, mais ça fait partie du jeu ».

La bonne surprise :

« C’est Ducati, il est important et normal qu’ils soient performants en Italie par rapport à la passion des tifosi. L’alchimie Ducati a fonctionné. Il y avait 4 Ducati dans le groupe des 8 premiers jusqu’à environ la mi-course. C’était beau de voir que Ducati était le constructeur le plus représenté aux avant-postes ».

« Certes, ce sont eux qui ont le plus de motos en piste, mais il y a quand même un bon choix de pilotes et d’équipes. Ça prouve que ça devient vraiment une des meilleures motos ».

La note globale du Grand Prix :

« Je mettrais 18 sur 20 parce que ça a été vraiment un beau Grand Prix. Il y a longtemps qu’on n’en avait pas vu un pareil. J’étais limite de mettre 19, mais il faut laisser deux points pour quelque chose d’encore plus exceptionnel qu’on aura j’espère la chance de voir cette année. Les 18 sur 20 sont largement mérités par rapport à tout ce qu’on a pu voir depuis le début de la saison, même si il y a eu de beaux Grands Prix en ce début d’année ».

Vidéo : Belle lutte en MotoGP

Vidéos : Petrucci vainqueur :

Photos © motogp.com / Dorna

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