Après la pause estivale, le MotoGP reprendra cette semaine ses droits en Grande-Bretagne, sur le circuit de Silverstone, qui a vu Marco Bezzecchi triompher l’année dernière, pour la 15e victoire de Brembo sur le tracé britannique.
L’épreuve de ce week-end marquera le 25e Grand Prix organisé sur le circuit de Silverstone, une piste utilisée pour la première fois par le Championnat du monde en 1977.
Le circuit tire son nom du village voisin, qui compte moins de 3 000 habitants et se situe à une centaine de kilomètres de Londres, dans une région qui abrite la majorité des équipes de Formule 1. Le dernier pilote britannique à s’y être imposé est Jake Dixon, vainqueur de la course Moto2 en 2024.
Les données du Grand Prix
Selon les ingénieurs Brembo, qui
travaillent en étroite collaboration avec toutes les équipes MotoGP
pour la 11e saison consécutive, le circuit de Silverstone, long de
5,9 km, est considéré comme moyennement exigeant pour les
freins.
Sur une échelle de difficulté allant de 1 à 6, il obtient
une note de 3, en raison de ses 11 zones de
freinage par tour, représentant au total 35 secondes de
freinage.
Parmi ces freinages :
- 3 sont classés « Hard » (fortement sollicitants) ;
- 4 sont de niveau « Medium » ;
- 3 sont de niveau « Light ».

Le freinage le plus difficile
Le virage le plus exigeant pour le système de freinage est le virage n°15.
Les MotoGP y passent de 329 km/h à 115 km/h en seulement 5 secondes, sur une distance de 273 mètres, soit l’une des plus longues phases de freinage de toute la saison.
Durant cette décélération :
- les pilotes exercent une force de 6,1 kg sur le levier de frein ;
- la décélération atteint 1,5 g ;
- la pression du liquide de frein Brembo monte jusqu’à 13 bars ;
- la température des disques en carbone grimpe jusqu’à 520 °C.

Onze éditions, onze vainqueurs différents
Les quatre derniers Grands Prix MotoGP disputés à Silverstone ont tous été remportés par des motos italiennes.
- 2022 : Francesco Bagnaia (Ducati)
- 2023 : Aleix Espargaró (Aprilia)
- 2024 : Enea Bastianini (Ducati)
- 2025 : Marco Bezzecchi (Aprilia)
Sur les onze dernières éditions du Grand Prix de Grande-Bretagne, on dénombre onze vainqueurs différents :
- 5 Italiens ;
- 5 Espagnols ;
- 1 Français, Fabio Quartararo.
Le seul point commun entre ces onze vainqueurs est l’utilisation d’un système de freinage Brembo.

King Kenny
Les motos équipées de freins
Brembo ont remporté 33 Grands Prix de Grande-Bretagne dans la
catégorie reine (500 cm³/MotoGP), dont 18 sur le circuit de
Donington Park, qui a accueilli l’épreuve de 1987 à 2009.
La première victoire de Brembo à Silverstone remonte à 1983, grâce
à Kenny Roberts,
alors au guidon de la Yamaha du team Agostini.
Trois ans plus tard, cette même équipe devient la première à
adopter le maître-cylindre radial Brembo, une innovation qui
améliore considérablement l’efficacité et la précision du freinage
au levier.
En quelques années, cette technologie s’est imposée comme la
référence en compétition avant d’équiper, par la suite, l’ensemble
des motos sportives de série hautes performances.
Une lutte serrée… aussi en Harley-Davidson Bagger World Cup
Le circuit de Silverstone
accueille également la quatrième manche de la Harley-Davidson
Bagger World Cup. Après les six premières courses de la
saison, quatre pilotes de quatre nationalités différentes se sont
imposés.
Eric Granado
occupe la tête du championnat avec deux points d’avance sur
Óscar
Gutiérrez.
Toutes les Harley-Davidson Road Glide engagées utilisent un système de freinage Brembo composé de :
- disques en acier T-Drive ;
- étriers monoblocs en aluminium à ailettes équipés de quatre pistons de 34 mm ;
- maîtres-cylindres radiaux 18×18.
Même sans disques en carbone, ce système offre un freinage puissant, progressif et constant.
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